
Atef Safadi
Samedi 21 mai au soir, Manuel Valls a entamé un déplacement de trois jours en Israël et dans les territoires palestiniens. Il est resté jusqu’à lundi midi côté israélien, à Tel-Aviv puis à Jérusalem, où il a rencontré Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien. C'est ce jour-là qu'Atef Safadi, photographe, a refusé de retirer ses vêtements devant les services de sécurité.
Pour la rencontre, Netanyahu est arrivé encadré de ses gardes du corps. Une précaution compréhensible. Celle qui visait à faire déshabiller le photographe chargé par ses pairs de couvrir la rencontre entre les deux chefs d'états peut-elle être considérée comme aussi naturelle ? Apparement, tel n'était pas l'avis d'Atef Safadi. A ses yeux, le problème n'était pas d'être contrôlé, mais d'être contraint d'aller au-delà de ce que la pudeur lui soufflait.
Le photographe ayant été aussitôt interdit d'accès, les agences de presse étrangères se sont retrouvées sans photos indépendantes de l'évènement. Pour montrer leur accord avec la réaction d'Atef Safadi, les agences membres de la FPA, dont l'Agence France-Presse ont refusé d'utiliser les photos mises à leur disposition par le bureau de presse du gouvernement. D'autres journalistes ont déjà vécu des expériences similaires. A croire que la carte de presse qu'ils montrent à leur arrivée ne suffit pas à inspirer confiance. Les journaux seront-ils obligés d'utiliser des photos d'archives à chaque fois qu'une rencontre un peu délicate a lieu ?
Source : http://www.rtbf.be/info/monde/moyen-orient/detail_la-securite-de-netanyahu-veut-faire-deshabiller-un-photographe-la-presse-s-indigne?id=9306001"

