
Manifestation contre l'austérité et la répression à Madrid, en 2012 © Wikimedia commons

« Gare toi où tu veux et tu n'auras même pas d'amende... »
Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle loi, surnommée par ses détracteurs « loi bâillon » (ley mordaza), entrée en vigueur le 1er juillet 2015. Elle vise à restreindre la liberté d'expression dans l'espace public et sur les réseaux sociaux. Alors que de nombreux mouvements citoyens, des indépendantistes catalans aux Indignés, en passant par le parti de gauche radicale Podemos, cherchent à occuper l'espace public en multipliant les manifestations, le gouvernement très critiqué de Mariano Rajoy espère ainsi étouffer les voix dissidentes.
La loi dite de « sécurité citoyenne » punit toute manifestation en face du Sénat ou des parlements régionaux. Ceux qui s'y risquent encourent désormais une amende de 30 000 euros. L'organisation d' « activités festives » dans les lieux défendus pourra coûter aux trublions jusqu'à 600 000 euros. Des ONG comme http://www.amnesty.fr/CP-Espagne-Une-double-attaque-contre-les-droits-et-les-libertes-des-citoyens-espagnols-et-des-migran-14696" ont dénoncé vivement le caractère liberticide de ces mesures.
La photographie diffusée tombe sous le coup de l'article 36.23 de la nouvelle loi, qui sanctionne tout « usage non autorisé d'images, de faits personnels ou professionnels concernant des autorités ou des membres des forces de sécurité, pouvant mettre en danger la sécurité personnelle ou familiale des agents, des installations protégées ou pouvant faire peser un risque sur une opération, tout cela dans le respect fondamental du droit à l'information. »
Ce sont les agents de police concernés qui ont porté plainte, en expliquant qu'ils s'étaient garés sur une place handicapé afin d'intervenir plus rapidement dans un parc, où des jeunes se baignaient dans un bassin interdit.
Source: http://www.amnesty.fr/CP-Espagne-Une-double-attaque-contre-les-droits-et-les-libertes-des-citoyens-espagnols-et-des-migran-14696"

