7.000 au début des années 2000, ils ne sont plus que 3 à 4.000 aujourd'hui: les magasins de photo français ont beaucoup souffert du numérique et craignent la disparition du marché de l'identité avec l'arrivée du passeport biométrique.
la profession ont dénoncé une nouvelle fois le projet gouvernemental d'équiper les mairies en machines gratuites qui prendront les photos pour les nouveaux passeports.
Peu convaincus par les propos du ministère de l'Intérieur qui leur a assuré que ces nouvelles machines ne délivreraient pas de tirages papier, ils ne décolèrent pas et ont déposé un recours devant le Conseil d'Etat, estimant leur métier en danger.
"S'ils perdent la photo d'identité, on peut imaginer que la moitié disparaîtrait, ce serait un coup de massue", avertit Marc Héraud, secrétaire général du Syndicat des entreprises de l'image, de la photographie et de la communication (Sipec).
"La photo d'identité est une bouée importante pour nous", confirme de son côté Kristian Chenard, propriétaire depuis 20 ans d'un magasin situé dans le Bordelais: "c'est 15% de notre chiffre d'affaires, cela représente une grosse marge et entraîne du passage".
Les boutiques traditionnelles, notamment en province, regroupent en général trois pôles: matériel, travaux photo, photos d'identité et "prise de vue sociale" (en particulier photos de mariage).
Le virage du numérique a déjà fragilisé ces entreprises souvent familiales en raison d'une part des lourds investissements requis, d'autre part de l'effondrement des tirages, explique M. Héraud.
"Nous sommes passés de 130 millions de pellicules à développer à 15 millions aujourd'hui", rappelle-t-il.
Et les tirages numériques n'ont compensé ce déclin que partiellement puisque désormais, on peut aussi stocker ses photos ou les imprimer chez soi. Un peu plus d'un tiers des Français seulement font développer aujourd'hui leurs clichés, encore souvent au comptoir d'un magasin, mais la concurrence d'internet s'accroît, sans compter les bornes en libre-service des grandes surfaces.
"La profession a encore un avenir", veut malgré tout croire M. Chenard, qui parie sur "l'écoute du client" et la "qualité" du service rendu.
source RTLinfo.be

