Vendredi 03 Août 2012 15:13:22 par actuphoto dans Actualités
Les images ne sont pas suffisantes pour créer le désir. Elles peuvent fournir un modèle pour ceux qui en cherchent. Les images qui bouleversent sont celles qui révèlent des traumatismes personnels. Les images violentes provoquent des sentiments démobilisateurs. Pour qu'un stress se transforme en traumatisme, il faut être désarmé. Les outils pour gérer ce stress sont : les mots, le cinéma intérieur et les manifestations non-verbales (mimiques, gestes, etc.). Lors des entretiens avec des enfants qui viennent d'avoir été exposés à des scènes violentes, ces enfants développent ces outils pour gérer le stress, mais il y avait un psychiatre avec eux, comme interlocuteur adulte. Dans la réalité, ils n'ont que leur groupe d'amis. Tout groupe exerce une violence. Concernant les effets de groupe sur les images violentes, on peut se poser différentes questions comme : Les images violentes ne réduiraient-elles pas les particularités de chacun ? Ne réduiraient-elles pas la capacité de chacun à s'opposer au groupe ? Concernant l'éducation aux médias, il faut insister sur les émotions et les états du corps. Il faut par ailleurs que ça permette de comprendre comment ça a été fait, ce qui permet de se rassurer, de se dire que ce n'est pas vrai, que c'est fictif. Il faut donc encourager la programmation de making-of. Serge Tisseron met également l'accent sur l'importance du cinéma interne, d'où la nécessité de permettre aux enfants de réaliser et produire eux-mêmes des images, des films, etc.Il faut également organiser des groupes de jeux de rôles où on proposerait aux enfants de jouer les images qu'ils ont vues. On voit donc l'importance du faire-semblant.
Pourquoi les jeunes cherchent-ils des images violentes ? Ces jeunes se sentent incompris, rejetés, etc. Beaucoup de scènes de la vie quotidienne provoquent également des émotions désagréables. Et au cinéma, on sait quand ça commence et quand ça finit, on contrôle. Beaucoup cherchent en fait à revivre ces scènes désagréables au cinéma. De plus, après, il y a la possibilité de socialiser ces expériences avec les autres qui ont vu le même film.