
© István Zsíros
Comparée au Baiser de l'Hôtel de Ville de Robert Doisneau, cette version 2015 tristement réaliste a été partagée sur tous les réseaux sociaux en moins de 24 heures. Certainement fatigués de voir défiler des clichés d'enfants morts ou de journalistes qui frappent les réfugiés, les internautes n'ont pas caché leur engouement pour cette démonstration publique d'amour.
D'abord faussement attribuée à Yannis Androulidakis, l'image a retrouvé son propriétaire grâce aux partages sur Internet. http://zsirosistvan.hu/" qui en est le photographe originel, s'explique sur ce cliché, comme nous l'indique le site http://zsirosistvan.hu/". Son pays, la Hongrie, étant en plein milieu d'une polémique autour de l'accueil des réfugiés, Istvàn décide d'aller à leur rencontre. Une fois à la gare de Keleti, il peut voir par lui-même l'ampleur du problème que Budapest essaye de refouler. C'est à ce moment que son regard tombe sur ce couple de réfugiés dont il ne connait rien. Installés au milieu de la cohue, sur les quais de la gare, le temps semble s'être arrêté pour ces deux amants.
Comme un rayon de soleil au milieu d'une journée orageuse, "le baiser des réfugiés syriens" est un pied-de-nez à la souffrance et à la misère. De quoi rappeler à quelques uns de nos dirigeants/politiciens le caractère profondément humain de cette crise migratoire sans précédent.

