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Tout à commencé suite au rapport Lescure. Celui-ci faisait état d'une situation alarmante pour la photographie de la presse en France. Les photographes se trouveraient dans une conjoncture préoccupante, à la limite de la précarité. La délicate question de la qualité de l'information n'a pas été épargnée dans ce rapport, ainsi que l'enjeu du patrimoine national.
Des conclusions qui ont amené la Ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Fillipetti, à prendre les choses en main. M.Breun-Buisson, conseiller maître à la Cour des comptes, s'est vu attribuer la lourde tâche de l'élaboration d'un « code de bonnes pratiques professionnelles entre éditeurs, agences et reporters-photographes » pour tenter d'améliorer la situation des reporters-photographes, de la photographie de presse, et de sauver l'information même, en péril elle aussi. Une nouvelle qui, à l'époque, avait été accueillie avec enthousiasme par les professionnels.
Mais après plus de 6 mois de travail en étroite collaboration avec les organisations signataires, M.Brun-Buisson n'a pas su satisfaire les principaux concernés. Beaucoup de bonnes intentions pour très peu d'actions réelles sur la situation des reporters-photographes, ainsi que sur l'utilisation de la photographie éditoriale, d'après eux.
« À croire que le photojournalisme ne mérite pas les mêmes règles déontologiques que le journalisme écrit ».
Durant la mise en place de ce « code de bonnes pratiques », les éditeurs avaient mis le doigt sur la jurisprudence pour s'exonérer de la mention « DR », afin de ne plus lier l'auteur à son œuvre. Ajouter à cela le refus d'adopter une réglementation concernant les droits patrimoniaux des auteurs. Des mentions inconcevables pour les organisations syndicales, professionnelles et d'auteurs.
Autres aspects, introuvables cette fois-ci, la rémunération des reporters-photographes. Un - gros - détail qui a finit par révolter les organisations signataires, après des mois de négociations. Pour eux, le code ne changera pas la situation et est « réduit à de simples déclarations d'intentions ».
Les organisations de reporters-photographes signataires ne sont pas dupes et se disent prêtes à repartir pour des négociations afin de définir « les conditions d’emploi des reporters-photographes dans le cadre d’un retour à la publication de photographies éditoriales en lieu et place de photographies d’illustration, sans contenu informatif. »
Pour plus d'informations, http://www.upp-auteurs.fr/actualites.php?actualite=1154".
Pour soutenir les organisations signataires, http://www.upp-auteurs.fr/actualites.php?actualite=1154".
Noëmie Beillon

