
© Kosuke Okhara tous droits réservés
Le photographe Japonais Kosuke Okhara se bat pour la mémoire : Trois ans après la catastrophe Fukushima, les conséquences de l'incident se font oublier, et les choses stagnent, restent en place.
Ancien membre de l'agence VU, le photographe devient indépendant en 2010. Lauréats de nombreux pris dont le W. Eugene Smith fellowship, il est exposé à échelle internationale.
Juste après l'incident nucléaire de Fukushima Daiichi, Kosuke Okhara fait le constat visuel du désastre. Les couleurs, les formes, les structures, rien n'est plus pareil. Pourtant, le pire de la catastrophe est invisible, impalpable : la fuite d'eau hautement polluée dans l'océan pacifique. Bien que honteusement démentie par le Premier ministre Shinzo Abe en septembre dernier ( ndlr lors de la cérémonie de vote pour l'attribution des Jeux Olympiques de 2020), cette information a quelques jours plus tard été corrigée par le Secrétaires général du gouvernement, Suga Yoshihide.
En format noir et blanc, la série réalisée à l'aide d'une chambre photographique imposait à Kosuke Okhara un cadrage soigné, attentif. Le temps de pose assez long, autre contrainte, était également l'occasion d'une mise en abyme, à l'image de la situation : une capture d'image précise, lente, pour photographier l'impact à long terme des radiations de la centrale.
Charlotte Courtois

