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Cela fait 17 ans que Giles Harrison traque les stars. Marketplace, qui lance sa série You Hate My Job lui consacre sa première vidéo. Après des études de journalisme à la California State Northridge, il est désormais à la tête de l'agence London Entertainment Group, qui a des photographes basés à New York, Miami, Las Vegas, en Jamaïque, à Philadelphie, au Canada et en France. Plus de 1 000 images par mois sont produites par ces paparazzo.
Dans cette vidéo, le présentateur suit le quotidien de Giles Harrison à bord de sa voiture Escalade où il passe plusieurs heures par jour. Croyant apercevoir Ewan McGregor, le paparazzi suit une moto... mais c'est raté. Qui sera sa prochaine proie ?
On découvre un métier solidaire, où ces « voleurs de photo » s'entraident et échangent (parfois) des bons plans. Pourquoi font-ils ce métier ? « Parce que ça rapporte gros », s'amuse le paparazzi. En effet, des sommes astronomiques peuvent être déboursées par ces magazines en quête de scandale et d'images affriolantes. Une photographie de Kim Kardashian en maillot de bain peut être payée jusqu'à deux fois ce qu'un Américain gagne en un an ! Une couverture rapporte facilement 80 000 dollars. Il raconte également que, contre toute attente, certaines personnalités apprécient se faire prendre en photo dans la rue. Ainsi Paris Hilton qui informeraient ses traqueurs de ses déplacements via Twitter. Trop facile...
Le bonhomme n'est pas antipathique, et cette vidéo ainsi que les commentaires qui l'accompagnent sont plutôt amusants. Mais ce métier demeure associé à des pratiques critiquables, qui bafouent le droit à l'intimité et à la vie privée de tous les êtres humains, célèbres ou non. L'exposition consacré à cette activité, actuellement au Centre Pompidou de Metz, a d'ailleurs vocation selon la Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, à « interroger » ce travail, sans pour autant le légitimer.
A.B.

