
© Zachary Pointon
Zachary Pointon, street photographer, prend des clichés d'inconnus dans la rue, il utilise même des webcams non sécurisées pour espionner les gens et teste sa capacité à « fouiner dans la vie des autres ». Il commence par observer les caméras de sécurité placées dans les autoroutes, dans les rues et dans les parkings. « Un drôle de sentiment m'envahissait, mais j'avais l'impression d'avoir un certain pouvoir que je voulais transmettre à d'autres personnes » décrit-il.
Son blog s'intitule « http://zactakespictures.tumblr.com/tagged/street-photography" » et il ne cache pas son intérêt pour s'immiscer dans la vie des autres. Il cherche des moments intéressants qu'il pourrait transmettre et toujours dans le souci de l'esthétisme, poste ses images sur sa page. Les visages restent cachés, flous ou imperceptibles. Ainsi, le photographe vit à la manière « 1984 » de George Orwell et profite du système de surveillance pour créer son univers. Sans l'aspect totalitaire, il met en avant des photos presque banales : un homme qui prend son petit-déjeuner ou une femme qui promène ses chiens et il finit par se remettre en question « peut-être que je ne devrais pas mater ça ? ». Toujours s'agit-il du respect de la vie privée contrebalancé par le droit à la liberté d'expression. L’homme ne se refuse aucune expérience et met un point d’honneur à la réalisation de ses clichés volés…

