
© Festival International Photoreporter en Baie de Saint-Brieuc
L'objectif du Festival International Photoreporter en Baie de Saint-Brieuc (http://www.festival-photoreporter.fr/") est d'aider les photoreporters à financer leurs projets, sans aucun thématique imposée. Une bourse de 5 000 à 10 000 euros peut être allouée aux participants, qui sont ensuite exposés lors du festival. Le financement provient du mécénat d'entreprises privées.
Alors que la troisième édition est lancée via son appel à projets 2014, des soucis financiers sont révélés concernant les cachets des photographes de l'édition précédente, puisque des entreprises ont choisi d'échelonner les paiements. Cela entraîna des retards de versement des bourses, empêchant certains lauréats de commencer leur travail à temps, comme Peter Dench qui reçoit son premier versement en mai au lieu d'avril.
Initialement, le dernier paiement était prévu en septembre. Le 17 décembre 2013, les photojournalistes perdent patience et envoient un courriel à l'organisation pour exprimer leur « déception » de n'avoir pas été intégralement payé alors que le Festival s'était déroulé dans de bonnes conditions, grâce à leurs photos exposées entre le 19 octobre et le 11 novembre 2013.
Robin Hammond, lauréat parmi 13 autres photojournalistes, témoigne (http://www.festival-photoreporter.fr/") et considère que, loin de résoudre les problèmes du photojournalisme, la situation est « presque pire » qu'habituellement. L’organisation se remet en cause et promet d'instaurer un échéancier de dépenses. Alexandre Solacolu, à l'origine du projet, confirme que la prochaine édition sera mieux organisée et ne faillira pas aux engagements pris vis-a-vis des photographes.
Pour les années à venir, le festival devra s'ouvrir davantage à l'international tout en continuant d'innover sur des modes de diffusions du photojournalisme et de garantir la qualité.
Espérons que les erreurs du passé permettront de réels progrès et que ce festival, initiateur d'une belle idée et d'une dynamique pour un secteur en panne (non d'idées mais de moyens) saura convaincre les professionnels comme le public.
Adèle Binaisse

