
REUTERS/© Marko Djurica
Au travers de récentes et nombreuses manifestations féministes, s'est déroulée ce samedi 8 Mars la journée de la Femme, lutte et symbole pour ses droits depuis l'officialisation de la date par les Nations Unis, en 1977.
Si les années passent, les inégalités salariales, domestiques et sexuelles demeurent, et c'est au sein d'un contexte politique fragile, souvent critiqué, que se jouxtent les grands évènements médiatiques. Faut -il par exemple citer la question de la pénalisation de la prostitution, la dramatique remise en cause de la loi pour l'avortement ( qui a démarré en Europe ), encore les houleux débats sur l'identité sexuelle, ou bien les critiques virulentes adressées au mouvement Femen... Une liste non exhaustive traitant d'évènements bruyants, beaucoup relayés, utilisés à des fins personnelles et de façon inefficace face aux valeurs défendues, face à l'objectif que chacun voudrait pouvoir défendre, atteindre.
Loin des chiffres, des constats et des sondages, peut-être faut-il parfois questionner le Monde autrement. A travers l'image et la représentation par exemple ?
Insoupçonnables terrains d'entente ou de désaccord, témoins d'une réalité difficile à renseigner, la photographie est plus que jamais représentative d'un ère numérique controversée.
Qu'ils s'agissent d'images vernaculaires, documentaires ou purement esthétiques, il convient de citer quelques-unes de celles qui ont voulu interroger la société dans laquelle elles vivaient, qui ont cherché à représenter ou à documenter.
De l'emblématique et posthume œuvre de Diane Arbus, en passant une vision transcendante de la mode chez Françoise Huguier ou Viviane Sassen, il faut bien-sûr rendre hommage aux plus jeunes et récents talents, comme Sarah Mei Herman ou Maia Flore.
Pendant seize jours, un hommage 2.0 sera rendu aux Femmes photographes sur Actuphoto.
Charlotte Courtois

