
© Nicolo Hébel
Pour ne pas péricliter le bon déroulement de la prochaine édition des rencontres d'Arles l'été prochain, François Hèbel est revenu sur sa décision de démissionner de son poste de directeur du festival. Après trois heures de réunion exceptionnelle où s'est rassemblé la majorité des responsables politiques de l'évènement pour parler des enjeux 2014, il ressort que le bilan très positif de la dernière rencontre de 2013 et le réengagement de son directeur général devrait permettre au festival photo de voir le jour en toute quiétude ; « Les décisions prises lundi par le Conseil d’Administration des Rencontres d’Arles créent les conditions pour réussir l’édition 2014 du festival, tout en préparant la transition dans les meilleures conditions », aurait affirmé Hervé Schiavetti, maire de la ville d'Arles.
Même si Maja Hoffmann, la présidente de la fondation mécène Luma manquait à l'appel, celle-ci s'est toutefois exprimée au travers d'une lettre, lue devant l'assemblée. Elle y déclare regretter la confusion qu'il y a pu y avoir quant à ses intentions et rappelle son attachement pour l'évènement en question. Rien n'est stipulé sur les actions de Luma et de leur projet « Grands Ateliers » dont le chantier d'environ 4 ans débutera en janvier prochain.
Il n'est pas sans rappeler que les anciens ateliers de la SNCF accueillaient depuis de nombreuses années l'équivalent de la moitié des expositions des rencontres photographiques. Ces locaux ayant été vendus par l'État à la fondation privée de Luma en vue d'y ouvrir un centre d'art et de recherche dévolu à la création contemporaine, les « Grands Ateliers », ampute de façon considérable l'espace d'exposition du festival.
Par ailleurs, il n'est pas précisé sur quel accord s'est conclu le retour de position de François Hébel, mais celui-ci se serait engagé à porter le festival et assurer sa programmation jusqu'à sa nouvelle prise en main. Jean-Noël Jeanneney, le président des rencontres d'Arles, a déclaré soutenir son collaborateur et rester à ses côtés dans l'attente d'un successeur.
Il ressort donc qu'à part beaucoup de gargarisme sur les dernières retombées du prestigieux festival et d'une récupération à la hâte de la situation, aucune vraie proposition ni mise en marche concrète n'a été évoquée quand aux problèmes de lieux restés en suspens.
Sylvia Ceccato

