
« Premier quotidien national lu par 4 377 000 lecteurs chaque jour », selon l’étude Audipresse-One, 20 minutes a pourtant annoncé être touché par la crise. En effet, jeudi dernier, le PDG du journal Olivier Bonsart, s'est adressé aux salariés et aux représentants du personnel pour leur annoncer l'ouverture d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). La direction dénonce « une conjoncture économique compliquée avec la chute vertigineuse de la publicité pour le “print” [l'imprimé], les évolutions technologiques et la stratégie de 20 Minutes qui veut accélérer sur le numérique ».
D'après les informations du http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2013/12/12/le-journal-20-minutes-supprime-son-service-photo-jusqu-a-11-licenciements_4333679_3236.html", treize postes seraient donc mis en péril, dont ceux des sept reporters photos basés à Paris et en province, le responsable du service photo, deux opérateurs pré-presse et le rédacteur en chef technique. Comment donc procéderont désormais les journalistes sans service photo ? « La direction a décidé qu'il n'y aurait plus de service photo à 20 Minutes. Elle souhaite s'appuyer sur les agences, la polyvalence des rédacteurs qui feront les photos et les vidéos et Scoopshot, une application qui permet d'utiliser les photos des particuliers contre rémunération ».
Une fin symbolique donc, pour un service qui était auparavant d'une importance capital dans un journal. Mais rien étonnant, pour une entreprise qui ne verrait pas cette valeur essentielle. Toujours d'après http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2013/12/12/le-journal-20-minutes-supprime-son-service-photo-jusqu-a-11-licenciements_4333679_3236.html", une source interne aurait déclaré à l'AFP « Le PDG, qui est arrivé il y a moins d'un an, a toujours dit qu'il ne comprenait pas comment un journal pouvait encore avoir un service photo.»
Claire Mayer

