Gary Schneider

Gary Schneider

#Photographe #Incontournable
Gary Schneider est né en Afrique du Sud et s’est installé à New York à partir de 1977. Il possède une licence de Fine Art de l’École Michaelis à Cape Town et une maîtrise de Fine Art de l’Institut de Pratt à New York. En 1970 Gary Schneider a travaillé dans le théâtre de Richard Foreman et Robert Wilson. Il a réalisé des films dans les années 1980 qui ont été incluses dans des festivals de cinéma locaux et internationaux pendant 1986. Il a exposé sa photographie internationalement depuis 1991. Schneider est le plus connu en ce qui concerne l’ autoportrait Génétique, installation qui a été achevée en 1998. Il a été exposé aux États-Unis au musée de Santa Barbara, au Musée d’art contemporain du Massachusetts, le Centre International de Photographie et au Musee de L’Elysee en Lausanne, Suisse.

Gary Schneider est un artiste très bien exposé et s’est illustré dans un travail artistique traitant d’une partie du corps qui l’intéresse tout particulièrement: la main. Il écrit lui même: “Pour moi le portrait d’une main est tout aussi révélateur qu’un portrait du visage, beaucoup plus personnel et peut être plus chargé d’expression. En effet, faire une empreinte de sa main est un moyen très ancien de s’identifier. Les empreintes de mains des grottes de Lascaux m’ont toujours intéréssé car pour moi ce sont les premiers exemple connus d’un processus d’identification de soi même. Quant au principe du photogramme, il renvoi bien évidemment à tout aussi bien auSuaire de Turin qu’à la Feuille de vigne femelle de Marcel Duchamps ou aux Anthropométries de Yves Klein et les Etudes de peau de Jasper Johns. Mon travail trouve aussi des résonnances dans la photogrphie spirite et l’investigation numérique légale.”

Ses portraits de main sont réalisés sans appareil photographique selon le procédé du photogramme. Dans le noir, la main gauche est placée directement en contact avec le film pendant environ 90 secondes. C’est la chaleur et la transpiration de la main recueillie dans l’émulsion du film négatif qui va faire image. Ensuite, il expose pendant dix secondes afin de créer un contour lumineux de la main. La personne qui a placé sa main regarde ensuite avec l’artiste le film se révéler.

Ce procédé fonctionne très bien qu’il exécute plusieurs portraits de mains. En effet, pour les adultes et les adolescents, cela dure 30 minutes. Pour les tous petits, cela peut être beaucoup plus long. Il travaille avec les personnes une par une, dans une chambre noire équipée d’un agrandisseur, d’une lumière orthochromatique et de cuvettes pour le lavage, le bain d’arrêt et le fixateur. Cette chambre peut être installée dans n’importe quel endroit pourvu qu’il y ait de l’eau et une obscurité totale. C’est pourquoi l’artiste s’est installé dans les sous sols de la galerie Françoise Paviot.

On peut parler ici d’un travail médiumnique, la main médiumnique. Ainsi en photographiant une main, l’artiste dit lui même s’intéresser à l’identité de la personne, la reconnaissance qu’elle opère en retraçant le contour de sa propre main par exemple. On pense aux médiums qui lisent les lignes de la main par exemple.

Mais ici, c’est l’artiste qui photographie la main d’inconnue, s’agit-il de s’approprier son sujet d’une façon unique? Si l’artiste nous explique la profondeur de l’expression de la main, il est alors intéressant de noter le nombre de mains qu’il a alors photographié. On peut le comparer au photographe spirite dans sa chambre noire. Gary Schneider fait lui apparaître non pas des fantômes, mais des lignes, des traces sur ces mains digne d’être analysée par un médium.