CO2 © Charles Pétillon
Expositions du 20/2/2015 au 22/3/2015 Terminé
Maison de la Photographie de Lille 18, rue Frémy 59000 Lille France
Photographe aux multiples facettes, Charles Pétillon entreprend une étude sur le monde à partir d’une recherche personnelle transmise avec l’image. L’immersion dans l’environnement naturel se traduit par un processus de travail, alimenté par un point de vue toujours en mouvement avec lequel, regarder le monde, c’est tenter d’orienter l’individu vers une réflexion universelle au coeur d’une expérience esthétique.Maison de la Photographie de Lille 18, rue Frémy 59000 Lille France
Autodidacte, chercheur, photographe, il s’agit bien d’un ethnologue de l’image et d’un archéologue de formes. Chaque image est réalisée selon un protocole bien précis conduit par l’étude et l’analyse du lieu photographié. Dès lors, l’empreinte photographique incarne cette relation au temps et à l’espace constituant à la fois une pensée et une quête en mouvement sur le rythme solennel de ces environnements naturels. En explorant les dialogues potentiels et hypothétiques entre le photographe et l’espace, l’image dérobe un peu de ces couleurs immuables pour les conserver à l’abri, en suspension avec le temps.
L’homme a disparu et pourtant le parfum d’un souvenir subsiste dans un paysage aux couleurs plus réelles que jamais. Dans un jeu qui oscille entre l’absence et la trace, le blanc signe l’intensité de l’intemporel en introduisant le ballon. Les lignes transmises par la fragilité de l’objet dessinent la forme universelle du cercle, et offrent la délicatesse du souffle aux squelettes de ces environnements désenchantés. C’est dans le silence que la photographie incarne le paradoxe métaphorique de l’invasion de l’homme sur son environnement.
Nous pourrions intituler les photographies de Charles Pétillon « Fragments d’une réalité sans limites » ou « les fictions d’un enquêteur humaniste », tant ces images résonnent comme des énigmes visuelles sur l’homme et son empreinte. On y découvre une maison abandonnée, une voiture incendiée, une cabine téléphonique inoccupée, un garage, une forêt, un terrain de basket, révélés par la présence étrange et insolite de ballons blancs.
Charles Pétillon tisse un ensemble d’indices encourageant la singularité poétique de l’objet pour définir une des trajectoires de réflexion possibles sur notre monde. L’oeil est ainsi invité à faire la connaissance d’un alphabet de formes qui composent les premières pages d’un carnet de voyage.