Nouvelle femme monument de la photo au Jeu de Paume : Berenice Abbott
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Le 2012-05-05 16:47:24
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Sous le commissariat de Gaëlle Morel, l'exposition que le Jeu de Paume consacre à Bérénice Abbott (1898 - 1991) s'ouvre sur le portrait qu'elle réalisa d'Eugène Atget au seuil de la mort ; la photographe en fut en effet une promotrice acharnée aux Etats-Unis.
C'est pourtant à Paris que la carrière de l'américaine commence. Embauchée en 1923 comme assistante de Man Ray dans son studio, elle tire le portrait des artistes d'avant-garde de l'époque. Trois ans plus tard, elle ouvre son propre studio et finit, à force de prendre en photo la bourgeoisie et de la bohème artistique parisienne, et notamment des intellectuels comme Jean Cocteau, par concurrencer son maitre.
Rentrée aux Etats-Unis en 1929 et après une période d'échecs commerciaux pendant laquelle elle continue à promouvoir l'oeuvre d'Atget dont elle a acquis plusieurs milliers d'images, elle décide de documenter le Changing New York ; une ville en pleine mutation dont elle saisit, avec une modernité graphique et un sens des volumes à la croisée de la Nouvelle Vision et des futurs paysagistes de l'école de Dusseldorf ou des New Topographics, les clivages architecturaux et sociaux. La teneur militante du projet est évidente et évoque parfois Walker Evans, actif à la même époque ; elle fut malheureusement éludée par l'éditeur d'Abbott, qui choisira de transformer le livre en un guide touristique. On retiendra pourtant, parmi la centaine d'images choisies, celle d'un abri de fortune à la forme de cabine de bateau, naviguant au milieu des gratte-ciels New-Yorkais, guidé par ses résidents, galériens de la grande ville.
L'exposition se ferme sur deux séries moins connues de l'artiste ; celle qui, en 1954, la lance sur la Route 1 des Etats-Unis, et lui permet de documenter l'architecture, l'habitat et la population des villes de la côte Est américaine, du Maine à la Floride. En 1958 enfin, Abbott bascule du côté de la science, et produit des images totalement inattendues, commissionnée à l'époque par le M.I.T. pour promouvoir l'enseignement des sciences dans les ouvrages scolaires ; de ces "Images of Physics" on retient donc des formes en mouvement, des études de trajectoire, des ondes aquatiques produisant des ombres, fixées avec une précision qui fait se toucher rigueur scientifique et et exigence graphique.
Finalement, c'est la grande maitrise technique d'Abbott qui ressort de l'exposition du Jeu de Paume : une maitrise qui lui permet de s'intéresser aux visages, aux villes et aux particules avec la même application et ce sens immédiat de l'échelle qui leur donne sens et interroge, d'un même regard, leur passé et leur futur, leur rôle et leur énergie.
Antoine Soubrier, le 20 février 2012.
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Après Lee Miller, Lisette Model, Claude Cahun, Diane Arbus et avant Eva Besnyö, le Jeu de Paume poursuit son travail de mise en lumière des femmes photographes du xxe siècle. Avec Berenice Abbott, la ville est au cœur de l’exposition : alors que le krach boursier secoue l’Amérique des années 1930, ses images de New York témoignent de sa fascination pour un territoire urbain en pleine mutation. Connue pour avoir révélé l’œuvre d’Eugène Atget, Berenice Abbott, qui voulait se consacrer à la sculpture, se révèle être une grande photographe de la matière, de l’espace et de la lumière.
L’exposition présente le travail de Berenice Abbott, photographe américaine, célèbre notamment pour avoir œuvré à la reconnaissance internationale d’Eugène Atget. Dévoilant, pour la première fois en France, les différentes étapes de sa carrière, cette rétrospective propose plus de 140 photographies, des ouvrages originaux et une série de documents inédits. Passant du portrait à l’architecture puis à la prise de vue scientifique, l’exposition dévoile les multiples facettes de l’œuvre d’Abbott, souvent réduite à quelques images.
Si Berenice Abbott (1898-1991) a pratiqué la photographie tout au long de sa vie, trois périodes distinctes rythment sa carrière. Venue à Paris au début des années 1920, formée par Man Ray avant d’ouvrir son propre studio, elle entame avec succès une carrière de portraitiste. Une série de portraits d’artistes, écrivains et dramaturges français ou américains en exil, révèle les liens de la photographe avec les milieux d’avant-garde artistiques et intellectuels. L’exposition présente également une part importante du projet le plus connu de la photographe, Changing New York (1935-1939), lancé par l’administration américaine dans le contexte de la crise économique qui touche le pays. Conçue à la fois comme une documentation sur New York et une œuvre artistique, cette vaste commande gouvernementale montre les changements de la métropole, en saisissant la structure urbaine et les contrastes entre l’ancien et le moderne. Enfin, au cours des années 1950, Berenice Abbott réalise pour le Massachusetts Institute of Technology (MIT) un corpus d’illustrations sur les principes de la mécanique et de la lumière. Mêlant ambition pédagogique et recherche esthétique, ces images abstraites et expérimentales font écho aux photogrammes des années 1920.
Engagée dès les années 1920 auprès des milieux de l’avant-garde artistique, militant contre le pictorialisme et l’école d’Alfred Stieglitz, Berenice Abbott a consacré toute sa carrière à interroger les notions de photographie documentaire et de réalisme photographique. Montrant la richesse de cette démarche, la rétrospective présentée par le Jeu de Paume permet d’exposer à la fois l’unité et la diversité de sa production photographique.
Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...
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