C'est Microsoft qui a fait une demande de brevet pour avoir le contrôle exclusif d'un dispositif qui permettrait de commander vocalement un appareil photo. En plus d'une commande vocale pour déclanché la prise de photo, Microsoft aimerait y ajouter des fonctions orales.
De plus en plus de terminaux sont en mesure de prendre des photos. Outre les appareils dédiés conçus principalement par des groupes japonais, les smartphones, les tablettes et même les lunettes Google Glass sont en mesure de remplir ce rôle. Certes, ces produits ne sont pas en mesure d'égaler le matériel professionnel, mais ils intègrent des paramètres permettant de s'en rapprocher.
Aujourd'hui, de plus en plus de téléphones sont capables de répondre à des instructions vocales. S'il Apple peut compter sur Siri, les mobiles sous Android disposent pour certains d'un dispositif similaire. Il est par exemple possible d'activer vocalement l'application concernant l'appareil photo. Certains terminaux permettent aussi le fait de prendre une photo avec la voix.
Or, cette fonctionnalité est la cible d'une demande de brevet déposée par Microsoft. Le document, repéré par le site Patent Bolt et datant du 15 novembre 2011, cherche visiblement à obtenir le contrôle du dispositif permettant de transmettre oralement à un terminal quelconque (tablette, smartphone, appareil photo...) des instructions nécessaires au lancement, à la fermeture et à l'utilisation de l'application concernée.
Dans sa demande, Microsoft cherche à recenser toutes les manières qui existent pour prendre une photo : cela peut être une description de l'action ("capture l'image", "prend une photo"), un décompte pour annoncer l'imminence du cliché ("trois...deux...un... !") ou un terme utilisé pour l'occasion ("ouistiti", "cheese"...). Microsoft prend aussi un compte les instructions sonores (claquement de doigts par exemple).
Microsoft n'a pas besoin de ce brevet pour déployer cette technologie dans ses produits ou les pousser dans ceux de ses partenaires, comme Nokia. En revanche, ce titre de propriété industrielle pourrait permettre à la firme de Redmond d'exercer une forte pression sur ses rivaux.