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Le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme entretient depuis sa création une relation privilégiée avec l'oeuvre de Didier Ben Loulou. Le projet de lui commander un travail photographique sur le monde juif français est né de cette proximité. L'exposition, constituée de portraits réalisés dans Paris et ses environs, au hasard des rencontres, s'inscrira dans le parcours des collections permanentes, instaurant un dialogue entre l'histoire des communautés qui ont constitué le judaïsme français et les histoires de juifs d'aujourd'hui en France. L'hôtel de Saint-Aignan, repères chronologiques 1650 Achèvement de l'hôtel particulier pour le comte d'Avaux, surintendant des finances de Mazarin. Son auteur, l'architecte Pierre Le Muet, propose un décor sans précédent dans l'architecture civile parisienne. Il conçoit notamment une façade en trompe l'oeil, dite «renard», qui masque en réalité un mur appuyé sur le tracé de l'enceinte de Philippe Auguste. Ainsi donne-t-il l'illusion d'un espace vaste et préserve-t-il une apparente symétrie. L'originalité de cette architecture tient aussi à l'ordonnance de pilastres sculptés, dits «colossaux», courant sans rupture au niveau des étages de bas en haut de la façade. Sur le même principe de continuité, les quatre façades qui encadrent la cour sont identiques, ne distinguant pas particulièrement le corps de logis principal, contrairement à l'usage. L'architecte produit ainsi un effet de verticalité imposant, un rythme soutenu qui conférait une véritable majesté à l'édifice... Trois siècles plus tard, le procédé n'a rien perdu de son intensité, et l'on demeure saisi par la puissance de cet édifice. Au rez-de-chaussée de l'aile droite de la cour d'honneur, se trouvaient les cuisines, réaménagées aujourd'hui pour accueillir des ateliers, ainsi que la salle à manger devenue «café», qui présente un décor de fresques exceptionnel attribué à Rémy Vuibert. |
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