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Mois de la photo 2010Mois de la photo 2010
Tout le programme du mois de la photo à Paris | Paris | 75004 | France


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1980 - 2010 = 30ème anniversaire

Un mariage heureux

Le Mois de la Photo 2010 s’orchestre autour du concept “Paris Collectionne” auquel adh&eg ... Lire la suite

 
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1980 - 2010 = 30ème anniversaire

Un mariage heureux

Le Mois de la Photo 2010 s’orchestre autour du concept “Paris Collectionne” auquel adhèrent la plupart des musées, centres culturels étrangers de la capitale, sans oublier les galeries privées.
L’idée de départ était de faire connaître au grand public les riches collections de l’association “Paris Audiovisuel – Maison Européenne de la Photographie” en les proposant dans ces multiples espaces qui regroupent les amoureux de l’image fixe et des installations novatrices dues au génie des artistes de renommée mondiale.
Chemin faisant, les partenaires du Mois de la Photo 2010 sont allés beaucoup plus loin en organisant chacun un événement autour des oeuvres accueillies, qui sont devenues du même coup une source d’inspiration, de création originale et de réflexion profonde. Les expositions-phare sont toutes à retrouver dans ce dossier.
C’est ainsi – par exemple – que le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris célèbre Larry Clark à sa manière avec des apports venus d’ailleurs, que la Bibliothèque François Mitterrand présente “la France” de Raymond Depardon ou encore que le Jeu de Paume donne une nouvelle dimension à Kertesz. Dans les espaces de la Maison Européenne de la Photographie, on retrouve Helmut Newton “autour de l’extrême” ainsi que les nouvelles images de Rodolphe Gombergh en 3 D, la vision en relief des hologrammes n’exigeant plus le port des fameuses lunettes.
D’autres surprises nous attendent avec Bernard Faucon et encore l’émergence de l’architecture dans l’univers foisonnant de la photo.Ce qui prédomine dans ce mois de la photo 2010, c’est peut-être la revanche et la créativité en plein essor d’une expression artistique qu’on aurait pu croire vaincue par un phénomène de mode. C’est aussi la célébration de l’anniversaire d’un mariage heureux, puisqu’autour de ce concept fédérateur les musées, les fondations, les institutions publiques et les galeries resserrent toujours un peu plus leurs liens pour offrir aux visiteurs le fruit d’une passion partagée.

Henry Chapier
Président de Paris Audiovisuel – Maison européenne de la photographie

30 ans de passion

30 ans, déjà, que Paris célèbre chaque mois de novembre des années paires, la photographie, ou plutôt les photographies, qu’elles soient documentaires ou plasticiennes.
30 ans que les acteurs culturels parisiens, dans la diversité de leurs statuts et de leurs programmations, contribuent à la richesse et au succès du festival. 30 ans qu’un public passionné, ou simplement curieux, français et international, se retrouve à Paris au moment du festival, pour prendre le pouls de la création photographique, contemporaine ou patrimoniale.
Les évolutions survenues dans le champ photographique depuis 1980, date de la création du Mois de la Photo, sont nombreuses : de la multiplication des lieux de diffusion de la photographie au changement de statut des collections, en passant par la révolution technique du numérique et par le développement considérable du marché : le saut est à la fois qualitatif et quantitatif, et le Mois de la Photo a apporté, au fil de ses éditions, une contribution certaine à la légitimation d’un médium qui était encore insuffisamment reconnu au début des années 1980.
C’est aussi le Mois de la Photo qui a suscité dès ses débuts, assez naturellement, grâce à l’enthousiasme et à la passion de ses initiateurs, la constitution d’un embryon de collection photographique, devenue aujourd’hui l’une des collections photographiques contemporaines internationales les plus emblématiques, celle de la Maison Européenne de la Photographie.
« Paris collectionne » prend donc tout son sens pour les 30 ans du festival :
c’est l’occasion de montrer des ensembles ou des pièces importantes de la collection de la MEP, à travers les expositions consacrées à Dieter Appelt, Alexandra Boulat, Harry Callahan, Larry Clark, Thibaut Cuisset, Raymond Depardon, Mario Giacomelli, ou encore Nils Udo, parmi tant d’autres, mais aussi de faire dialoguer des collections entre-elles.
Je me réjouis ainsi de ces rapprochements inédits, avec des collections municipales, étatiques ou privées, à l’instar de celui opéré avec la Maison de Victor Hugo et la Parisienne de Photographie autour du portrait d’écrivains, ou encore avec le Musée de la Marine, autour de sa collection maritime.
La collection, quel que soit son statut, fascine : ce Mois de la Photo est ne belle occasion de s’arrêter sur son histoire, ses logiques, ses conditions de diffusion et sur la passion qui préside à sa constitution.

Christophe Girard
Adjoint au maire de Paris chargé de la Culture

Paris collectionne

Faire dialoguer des collections, tant publiques que privées, et à cette occasion, montrer des oeuvres inédites ou rarement vues, susciter au sein d’expositions confrontations et échanges, opérer des rapprochements inattendus, tel est le formidable pari engagé par ce Mois de la Photo qui, une fois encore, mobilise à Paris musées, centres culturels et galeries.
La collection de la Maison Européenne de la Photographie, riche de plus de 20 000 oeuvres contemporaines, est, le temps d’un festival, mise à la disposition de tous. Présentée hors les murs, en regard d’autres oeuvres, elle s’offre ainsi au public dans sa diversité et sa singularité. Chacun, conservateur, directeur d’institution ou galeriste est venu emprunter, là un rare « vintage », ici un ensemble cohérent encore jamais exposé (comme la donation Harry Callahan faite par l’auteur à la MEP et présentée à la Fondation Henri Cartier-Bresson), ou encore, à l’Institut culturel italien, quarante tirages de Mario Giacomelli.
Cette diffusion momentanée et inhabituelle d’une collection publique dans plus de cinquante lieux a donné naissance à de nouveaux désirs : révéler des fonds d’archives, comme ceux du musée des Monuments français, parallèlement à la grande collection de la Fondation Sandretto Re Rebaudengo, confronter le tirage original à sa reproduction, et montrer, comme le fait le célèbre éditeur Gerhardt Steidl à la Monnaie de Paris, toutes les étapes qui conduisent à la page imprimée et au livre d’artiste, ou encore, comme à la galerie Agathe Gaillard, à partir de la magnifique – mais accidentelle – photographie de Jean-Philippe Charbonnier, l’enfant flou, conservée à la MEP, choisir son équivalent dans l’oeuvre d’autres photographes, pour constituer, à partir de ces « cadeaux du ciel et de l’inconscient », une stimulante exposition. Ainsi, au-delà d’un anniversaire, celui des trente ans du Mois, c’est à un véritable déploiement d’énergie, d’intelligence et de recherche que nous convie cette nouvelle édition. Mais le Mois de la Photo 2010 marque aussi une nouvelle étape. Alors que la photographie connaît avec l’irruption du numérique, un des plus grands bouleversements de son histoire, ce festival de l’argentique offre avec splendeur un panorama de tout ce qui a nourri à ce jour l’éternelle jeunesse d’un art accessible à tous et profondément ancré dans son époque. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un regard sur cette France d’aujourd’hui photographiée par les quatorze jeunes photographes choisis par Raymond Depardon et qui partagent avec lui la même éthique et la même rigueur. À travers l’oeuvre de Mohamed Camara, de Didier Ben Loulou ou encore des nouvelles générations de photographes suédois, finlandais, hongrois ou roumains, ce parcours de la mémoire passée se mêle à celui de la mémoire future.
Autour du thème de l’extrême, la Maison Européenne de la Photographie fait la part belle non seulement aux grands noms de sa collection : Pierre Molinier, Robert Mapplethorpe, Andreas Serrano, François-Marie Banier, Joel-Peter Witkin..., mais aussi à des oeuvres plus récentes ou produites à cette occasion, comme celle du jeune brésilien Rodrigo Braga ou de l’écrivain Pierre Notte.
Cette programmation serait cependant incomplète sans les tables rondes, débats et colloques, comme à la Maison de l’Amérique latine qui réunira autour de son exposition les éditeurs latino-américains, à l’Institut culturel italien, ou encore la conférence accompagnant l’exposition Heinrich Kühn du Musée d’Orsay.
Avec ses 58 expositions et ses animations, cette seizième édition présentera ainsi au grand public des événements exceptionnels, dont l’objectif reste toujours de partager, dans cette Ville Lumière, berceau de la photographie, émotions, plaisirs et découvertes.

Jean-Luc Monterosso
Directeur artistique