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Photography Not Art, Le naturalisme selon P.H. Emerson (1886-1895)
En 1895, dix ans seulement après avoir abandonné la médecine pour la photographie, Peter Henry Emerson publie Marsh Leaves [Feuilles des marais], son dernier livre illustré. Il est aujourd'hui difficile d'imaginer ce qu'un lecteur a pu alors éprouver face aux paysages qu'il contient, aussi dépouillés et évanescents qu'étaient denses, terriennes et incarnées les images de Life and Landscape on the Norfolk Broads [Vie et paysages dans les marais du Norfolk], son premier recueil paru en 1886.
Entre les deux se dessine un...
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Le daguerréotype français dans les collections du Musée d'Orsay
En contrepoint de l’exposition consacrée aux calotypes britanniques, premier procédé de tirage photographique sur papier mis au point par William Fox Talbot, c’est ici l’esthétique particulière du daguerréotype qui est abordée. Contrairement au calotype, qui instaure le principe du négatif, le daguerréotype produit une photographie unique, non reproductible, sur une plaque de métal. Il en résulte des images à la fois positives et négatives qui se distinguent par leur aspect miroitant, dû à la matière du support, ...
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Premières photographies sur papier (1840-1860)
En 1839, alors qu’apparaît en France le daguerréotype, William Fox Talbot met au point en Angleterre un procédé promis à un grand avenir puisqu’il utilise le principe du négatif et du tirage sur papier. Il nomme son invention calotype, "la belle image". Si le daguerréotype est "offert au monde par la France" et libre de droit, Talbot dépose un brevet pour son calotype. Ainsi, le daguerréotype devient en Grande-Bretagne l’outil d’une photographie populaire et commerciale au cours de la décennie suivante. Le calotype y appara&icir...
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Vers le reportage
Le mot « reporter », qui désigne un journaliste enquêtant sur un sujet, est passé dans la langue française au début du XIXe siècle, alors que la presse était en plein essor. Le reportage photographique proprement dit se développe au XXe siècle avec le perfectionnement des appareils et l'explosion des revues illustrées. Il aura fallu attendre que l'impression simultanée de la photographie et du texte, au moyen d'une trame, soit rendue possible au tournant du siècle précédent, et enfin applicable sur une échelle industrielle. Ce type d'enquêtes, dont les grands journaux allaient charger les « reporters », a existé...
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La Main
Dans les premiers portraits photographiques, la position des mains préoccupe autant le modèle, désireux de fixer de lui une image digne que le photographe.
Sagement posées sur les genoux ou sur un livre, soutenant le front ou le menton, l'une d'elles glissée dans l'ouverture de la veste, autant de choix qui ne doivent rien au hasard. Lorsque les photographes s'éloignent du portrait codifié, lorsqu'ils veulent exprimer la personnalité du modèle, ils n'oublient pas que la main est, après le visage, la partie la plus individualisée du corps. Elle implore, menace ou prie. Elle mendie, elle étreint, elle caresse.
Elle sert le jeu...
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