Les images de Laurence Leblanc sont travaillées par une obsession: la mémoire, la disparition, la fragilité humaine. Visages, corps, objets perdus semblent pris entre un passé chaotique et un devenir incertain, piégés dans un présent de transition.
"En photographiant de jeunes Cambodgiens, elle poursuit son interrogation dans un pays où le souvenir de l’auto génocide perpétré par les Khmers rouges reste à la fois prégnant et tu. Même si ces enfants n’ont pas vécu directement les événements, ceux-ci pèsent sur eux d’autant plus douloureusement qu’ils relèvent d’un non-dit généralisé, tel un lourd secret de famille.
La réussite de Laurence Leblanc est d’avoir, au sens propre, donné corps à ce questionnement : les attitudes, la gestuelle révèlent – plus que l’expression des visages souvent imperceptible – l’univers mental des ces petits mendiants, de ces jeunes serviteurs ou paysans. Sous le voile d’une grâce légère, gravité, incrédulité, amusement parfois se devinent, induits par le poids de la mémoire des adultes, les traces omniprésentes des massacres mais aussi par le désir de vivre.
De quel genre relèvent ces photographies ? D’un non-reportage sur un non événement ? Sont-ce des non-portraits de personnes sans signes distinctifs, donc sans identité ? Rithy, Chéa ou Kim Sour, souvent photographiés à contre-jour, ne sont que des silhouettes dévorées par l’ombre ou l’éblouissement du trop de lumière, érodées par un flou de mise au point. C’est pourtant cette imprécision qui permet d’aller à l’essentiel par simplification, dépouillement du contexte et de l’anecdote. Ainsi, ces corps épurés livrent-ils un secret, celui d’une fêlure, à travers une chorégraphie immobile. Ce ne sont pas des mouvements interrompus que capte Laurence Leblanc mais des parcelles d’éternité qu’elle sertit dans des formats carrés et des compositions centrées qui confèrent à ses images la stabilité et l’intemporalité des icônes."
J.-C. F.
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...
La MID inaugure avec L’exposition Un photographe à Cette, un cycle d’événements annuels consacrés à la mise en valeur de la Mémoire photographique régionale.
Une cinquantaine de tirages réalisés à partir du fond privé de la collection Robert Cortade,...