inscrivez-vous Pas encore membre ? Inscrivez-vous | Connexion Connectez-vous

 
Rubrique(s) : expositions, > Franck Landron - Jounal Extime


Franck Landron - Jounal Extime
+0
moins
plus


Le 2011-10-05 18:29:09

Partager:


g

Depuis l’âge de 13 ans, jour où il a reçu son premier appareil photo, Franck Landron collecte des traces de sa réalité. En toute modestie, il bâtit au quotidien avec patience, discipline et méticulosité une mémoire d’instants essentiels.
Avant d’être un artiste, il est un artisan qui glane, avec confiance, toute la matière nécessaire à l’édification d’une œuvre qui restera toujours en chantier. Sans angoisse, partout où il se trouve, avec discrétion, voire à l’insu du regard de l’autre, il se remplit, jour après jour, de l’infinité des couleurs de l’existence.
Que cherche-t-il ? Rien qu’il ne puisse exprimer à travers les mots, juste une présence au monde, une captation instinctive de ce qu’il ne faut pas perdre et qui appartient à tous. Un premier baiser, un regard perdu, un jupon dévoilé, un désir, une démission, un échange, une errance… A travers le viseur, il sait qu’il a saisi l’indicible et l’unique. Dégagé de toute urgence, il laisse reposer ce fourmillement de paysages, de visages, de situations, d’émotions. Dans les classeurs, tout est là, rangé, ordonné. Tranquille, il passe des heures à travailler à partir de ses négatifs. Il ne laisse à personne d’autre le soin de faire ses tirages. Le négatif n’est qu’une trace, seul le tirage compte, c’est son interprétation.
Aujourd’hui, après 40 ans d’attente, il exhume les dix premières années de ses archives. Cette maturation extrême est la clé de son travail. Elle est un défi à la précipitation ambiante, elle est un défi à la matière même photographique qui s’altère au risque de disparaître, elle est un défi, de façon plus large, à la mort. De cette joute avec le temps, de cette mise à distance avec le passé, Franck Landron fait son miel. Sans l’avoir décidé, ses images d’autrefois interrogent une problématique éternelle: la preuve de notre passage sur terre. Quel que soit le lieu, intérieur ouvrier ou paysan, immensité désertique, ville ou village, métro, hommes, femmes, enfants, ados creusent leur place dans l’espace, chacun à leur manière. Ils s’installent, s’exposent, se recroquevillent, se cachent, se bousculent, s’entraident, se supportent, s’abandonnent ou s’évadent.
Avec un savoureux sens du décalage et de l’incongru, tout pathétique s’efface de ce «Journal extime» pour révéler des moments singuliers et universels qui sont autant de petites fabriques toujours réinventées de la conscience de vivre.



   Réagissez à cet article


Pseudo


Email (Confidentiel)


Commentaire




Code de validation






Mots clés / Tags : fi, jour, travers, mati, apr, toujours, landron, franck, sans, regard, laisse, premier, cid, avoir, mise, temps, images, distance, pass, miel,

Partager:

Permalien :


  Articles dans la même rubrique
  Dominique Fraikin expose ses « Libres voilées »

"Qui sont ces religieuses qui ont adhéré à l’aventure photographique de Libres voilées dans un parfait esprit de collaboration et d’ouverture ?

C’est elles-mêmes, nous parlant de leur vie de tous les jours, qui nous éclaireront, en mots simples, sur leur engage...

    Lire la suite



  Katarzyna Majak : « Women of Power »

Women of Power consists of 29 color photographs depicting Polish witches, healers, sorceresses, visionaries, spiritual leaders and shamanic techniques practitioners.

According to what Ewelina Jarosz wrote about Women of Power : "The title points to Katarzyna Majak's intenti...

    Lire la suite



  Yves Marcellin présente ses « remémorations » à la Kiron Galerie

C’est à une invitation à la sérénité et à un retour sur soi que nous propose Yves Marcellin dans cette exposition inédite, installation photographique consacrée aux cinq remémorations du Bouddha.

Empreint des écrits du vénérable moine bouddhiste Thich Nhat Hanh, et plus particulièrement sensi...

    Lire la suite



  Michael Ruetz « The family of dog »

With "The Family of Dog", Michael Ruetz has created, over the last 50 years, a unique body of photographic work. Superficially, these images might appear to pay tribute to the established forms of animal photography. But a second, more focused view shows that the reverse is true. Ruetz' pictures are as far removed from those of the animal specialist...

    Lire la suite



  Jill Magid : « Failed States »

Failed States is an exploration of coincidence and poetics amid the barriers and bureaucracy of governmental power.

In January 2010, while on a trip to research the history of snipers in Austin, Texas, Magid witnessed a mysterious shooting on the steps of the State Capitol. After attempting to speak with a state empl...

    Lire la suite



  Hell Raisers à la Galerie Les Filles du Calvaire

Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...

    Lire la suite



  « L'émouvantail », le conte photographique de Stéphane Fedorowsky

Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…

Souvent associé à un personnage eff...

    Lire la suite



  Un centre d'essai éphémère Olympus au coeur de Paris

 

Olympus installe un centre d’essai éphémère au cœur de Paris pour faire tester son nouvel hybride haut de gamme.
 
Au mois de juin, l’équipe d’Olympus investit la magnifique cours du Marais, au cœur de Paris, en installant un centre d’essai entièrement dédi&eac...

    Lire la suite


 


Photographe(s)

Franck Landron

Centre Iris
Rue Saint-Martin, 238
75003 Paris 


Voir tous les lieux

Du 29/4/2009 au 20/6/2009

Statut : expositions terminé











 




Trimballer mes yeux derrière un appareil photo me donne l'impression d'avoir le droit de fourrer mon nez dans ce qui a priori ne me regarde pas, un prétexte merveilleux pour essayer de comprendre un monde incertain.
Sarah Caron   














     Inscrivez-vous


     Dès maintenant et restez informé
     de toute l'actualité photo !