Il existe dans le monde quantité de traditions chrétiennes pour célébrer la semaine sainte. La singularité du Guatemala – et particulièrement de la ville d’Antigua (ville coloniale dont l’héritage espagnol est classé au patrimoine de l’UNESCO ) – tient autant à l’extrême ferveur de ses populations qu’à l’originalité et la beauté des réalisations qui accompagnent les cérémonies religieuses.
En effet, pour honorer le Christ de la passion et la vierge Marie, les habitants d’Antigua réalisent ,sur le parcours des processions , des parterres de sables colorés, de fleurs, de fruits et de légumes divers, considérés comme une forme d’offrande et de prière et destinés à être foulés aux pieds par les cortèges des pénitents qui portent le Christ en croix ou la vierge des douleurs. Ils passent, le plus souvent une grande partie de la nuit à composer, en famille ou avec les voisins, ces décors éphémères.
Par ailleurs, il est frappant de constater l’importance de la participation de la population de la cité à toutes les manifestations religieuses : des croix de bois sont érigées en plusieurs points de la ville pour marquer le passage prévu des processions, des tentures de deuil violettes et noires sont déployées sur les bâtiments publics, une foule dense se presse au passage des pénitents, et surtout un nombre impressionnant de pénitents se relaient pour porter les catafalques des processions qui se succèdent, à raison de deux à trois par jour, selon les paroisses, tout au long de la Semaine Sainte.
Le souci de participation est tel que femmes et enfants, même en bas âge, revêtent les habits de pénitents : mantille noire pour les femmes, blanche pour les fillettes, longue soutane violette ou noire pour les hommes et les petits garçons.
On ne peut assister sans émotion au passage de ces hommes et ces femmes qui avancent et se balancent au rythme des musiques sombres et solennelles des fanfares, tout en supportant le poids écrasant des énormes catafalques où sont représentées des scènes de la Passion. Il y a là une ferveur à laquelle on ne peut être insensible.
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« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...