Le festival de danse hip hop Suresnes Cités danse se déroule au Théâtre Jean Vilar du 9 janvier au 1er février 2009. Lieu de rencontre entre le hip hop et la danse contemporaine, il ouvre de nouveaux horizons à la danse, en s'appuyant sur l'exigence artistique.
Créations et soirée spéciale
Invité à ouvrir le festival, le chorégraphe Nasser Martin-Gousset, a rencontré des hip hopeurs pour fouiller au corps ce plaisir intime de la danse. Dans sa création, aucun décor, mais dix danseurs dans une boite de nuit, aux prises avec des chansons de Martin Gaye dont le mythique I want you donne son titre au spectacle.
Avec Roméos et Juliettes, le festival renoue avec le grand succès de l'édition de 2008. La pièce de Shakespeare revisitée par le chorégraphe Sébastien Lefrançois remet au goût du jour dans une version hip hop des thèmes vieux comme le monde : bandes rivales de jeunes, familles qui interdisent l'amour à leurs enfants, et amants tiraillés par des conflits qui les dépassent.
Un graphisme visuel, une fusion de la géométrie et du métronome provoque sur le plateau une recherche autour des lignes et des rythmes, avec la soirée spéciale dédiée au pionnier allemand de la breakdance Storm. Elle se présente en deux parties : une confrontation du chorégraphe hip hop à la musique classique et un spectacle Geometronomics, co-signé avec la compagnie brésilienne Discipulos do Ritmo.
Cités danse variations et connexions
Porte-étendard du festival, le programme Cités danse variations confronte chaque année des chorégraphes contemporains et des interprètes du hip hop. Elles donnent lieu en 2009 à deux créations. Joëlle Bouvier invente une pièce sur le thème des poupées, inspirée du bunraku, forme théâtrale japonaise du XVIIe siècle, dont les personnages sont des marionnettes de grande taille. Pierre Rigal, de son côté, a sélectionné cinq jeunes interprètes de hip hop pour réaliser Asphalte, entre le bitume des cités et le voyage initiatique du road-movie.
Destiné à faire des danseurs hip hop des interprètes au service d'une écriture chorégraphique, le programme Cités danse connexion, quant à lui, est devenu un lieu très actif de perfectionnement et d'accompagnement des interprètes du hip hop. Il fête un an d'ouverture en présentant trois solos signés et interprétés par des danseurs passés par les différents cours et ateliers. Céline Lefèvre dans Juste un cygne, Ottuawan Nyong avec I'm a work in progress et White Fish Dans les bras d'1 chaise, s'essaient ainsi dans l'art de la chorégraphie. Une soirée ateliers est l'occasion de voir un solo de Magali Duclos, une performance autour de l'interprétation dans le hip hop et une master class qui décrypte pour le public le B.A.BA de ce style de danse.
Rencontres hip hop
Le festival se termine avec trois rencontres hip hop. Guy Sembé dans Uns à Uns se confronte aux normes et au formatage qui nous enferment, des thèmes d'actualité. L'un des pionniers du hip hop français, Gabin Nuissier, évoque l'histoire de l'esclavage dans une pièce intime et violente Soleil noir. Et enfin, la chorégraphe Raphaëlle Delaunay, revoit les danses animalières qui firent le succès de la Revue nègre et de Joséphine Baker avec sa création Hots dogs.
Navette gratuite depuis Paris
à l’angle de l’avenue Hoche et de la place Charles de Gaulle-Etoile
45 mn avant la représentation
(dans la limite des places disponibles)
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Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...