Oeuvre personnelle, attachante, harmonieuse … Et si l’important n’était pas tant dans la qualification que dans le mouvement intérieur, l’émotion que ces images suscitent …
Mais avant que le regard du spectateur accède à ce monde onirique, il y a le temps de l’artiste, celui de la nécessaire maturation, de la création vitale. Une alchimie alliant tradition et technologie, maîtrise et surprise. Les images d’Odile puisent à différentes sources photographiques, picturales et cinématographiques. Elles sont le fruit d’une complicité entre la photographe et son modèle. Elles émanent de situations où la personne, et en particulier la figure féminine, est centrale. Après la prise de vue du studio, vient le temps lent de l’artisan s’alliant la puissance de l’outil informatique. Devant l’écran, l’image est accouchée, habillée de lumières, d’ombres et de couleurs, peuplée d’imaginaires et de fantaisies, sublimée ...
Alors seulement peut venir le temps de la contemplation …
Bernard ALLÈGRE
Odile PASCAL entrevoit la photographie comme un art éminemment poétique. Il y a dans cette capture d’espace une retenue et une mise en distance du photographié. Que va devenir cette image si intensément ressentie, devant l’œil du spectateur ? […]
Tel un peintre, Odile Pascal questionne les couleurs, met en résonance les espaces de sa « toile », passe au crible ses élans. Chaque image est l’objet des plus vives tensions. Chaque image est une forme d’accouchement de soi. Une naissance en soi. […]
Odile Pascal ne cesse d’écrire avec son silence un hymne à la beauté et à la féminité. Regards baissés de femmes qui se croisent. Regards masqués qui se promènent devant notre conscience. L’image de la femme semble gravée sur la feuille fragile. L’artiste sculpte les lumières, habille les corps. […] Elle utilise à l’instant même où elle compose, tous les outils que proposent les technologies modernes. Mais il n’y a aucune froideur derrière son geste, seulement de la distance. La photographe se prend à mêler instantané et application lente et rigoureuse de couleurs chaudes sur cette toile-écran. Les photos deviennent autant de filtres de la conscience menacée par le doute. L’étendue rêveuse devant laquelle elle compose peut devenir hantise. La démarche est l’aboutissement d’une authentique recherche artistique. Au même titre que le sculpteur devant son marbre, ou le peintre face à une esquisse, la photographe s’interroge. Questionne du regard.
Odile Pascal aime à s’effacer, à se faire oublier de cet espace dans lequel elle évolue. Si elle utilise les écrans successifs que sont l’appareil photo et l’ordinateur, c’est pour mieux effleurer ce qu’il y a d’essentiel dans l’être. […]
On perçoit dans cette coupure d’espace-temps, l’intervalle qui porte en lui la forme d’un infini. Rien d’étonnant si l’art contemporain représente la tension extrême devant laquelle l’artiste souvent vient à s’abîmer. L’ombre est à la fois menaçante mais contient du sublime.
Odile Pascal s’est lancée sans réserve dans cette quête de l’authentique. Si nous pouvons admirer ses « épreuves », ses empreintes sorties de la presse du temps, on ne peut oublier que pour l’artiste, la création est une lente gestation, lutte de tous les instants.
PHILIPPE LAROUDIE, Vaucluse Matin, 30 avril 2001
Je prépare toujours des croquis, décide de l'ambiance globale, des couleurs dominantes avant les prises de vues. Le modèle modifie souvent la vision floue que j'ai dans la tête mais la concrétise, m'amène à la modifier; je m'en éloigne parfois pour tenter d'y revenir devant mon écran d'ordinateur.
Seule devant ma « Toile-Ecran », je modèle la lumière, assombris et illumine un point essentiel en utilisant un style d'éclairage proche du clair-obsur.
J'essaie de garder l'essentiel d'une expression, d'une posture, d'un geste, l'intensité d'un regard…
Raconter une histoire…transmettre un sentiment par une image forte, mais aussi montrer la grâce, une certaine image de la beauté…
Odile Pascal a exposé son travail à Arles pour le festival Européen de la photo de nu, mais aussi à Paris à la « Dorothy's gallery », à Nice, à Riga (Lettonie)... Elle a également participé à des ouvrages collectifs sur le photomontage numérique (éditions Eyrolles, Paris) et a réalisé la partie photographique de plusieurs catalogues, affiches, et illustrations de disques. Elle a été sélectionnée pour participer au salon contemporain du « Basel week » de Miami et termine actuellement l'illustration du conte « Poucette » d’ Hans Christian Andersen.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...