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Odile Pascal Céleste
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Le 2011-10-05 18:29:09

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Oeuvre personnelle,  attachante,  harmonieuse …  Et si l’important n’était pas tant dans la qualification que dans le mouvement intérieur, l’émotion que ces images suscitent …

Mais avant que le regard du spectateur accède à ce monde onirique, il y a le temps de l’artiste, celui de la nécessaire maturation, de la création vitale. Une alchimie alliant tradition et technologie, maîtrise et surprise. Les images d’Odile puisent à différentes sources photographiques, picturales et cinématographiques. Elles sont le fruit d’une complicité entre la photographe et son modèle. Elles émanent de situations où la personne, et en particulier la figure féminine, est centrale. Après la prise de vue du studio, vient le temps lent de l’artisan s’alliant  la puissance de l’outil informatique. Devant l’écran, l’image est accouchée, habillée de lumières, d’ombres et de couleurs, peuplée d’imaginaires et de fantaisies, sublimée ...

Alors seulement peut venir le temps de la contemplation …

Bernard ALLÈGRE

Odile PASCAL entrevoit la photographie comme un art éminemment poétique. Il y a dans cette capture d’espace une retenue et une mise en distance du photographié. Que va devenir cette image si intensément ressentie, devant l’œil du spectateur ? […]
Tel un peintre, Odile Pascal questionne les couleurs, met en résonance les espaces de sa « toile », passe au crible ses élans. Chaque image est l’objet des plus vives tensions. Chaque image est une forme d’accouchement de soi. Une naissance en soi. […]

Odile Pascal ne cesse d’écrire avec son silence un hymne à la beauté et à la féminité. Regards baissés de femmes qui se croisent. Regards masqués qui se promènent devant notre conscience. L’image de la femme semble gravée sur la feuille fragile. L’artiste sculpte les lumières, habille les corps. […] Elle utilise à l’instant même où elle compose, tous les outils que proposent les technologies modernes. Mais il n’y a aucune froideur derrière son geste, seulement de la distance. La photographe se prend à mêler instantané et application lente et rigoureuse de couleurs chaudes sur cette toile-écran. Les photos deviennent autant de filtres de la conscience menacée par le doute. L’étendue rêveuse devant laquelle elle compose peut devenir hantise. La démarche est l’aboutissement d’une authentique recherche artistique. Au même titre que le sculpteur devant son marbre, ou le peintre face à une esquisse, la photographe s’interroge. Questionne du regard.

Odile Pascal aime à s’effacer, à se faire oublier de cet espace dans lequel elle évolue. Si elle utilise les écrans successifs que sont l’appareil photo et l’ordinateur, c’est pour mieux effleurer ce qu’il y a d’essentiel dans l’être. […]

On perçoit dans cette coupure d’espace-temps, l’intervalle qui porte en lui la forme d’un infini. Rien d’étonnant si l’art contemporain représente la tension extrême devant laquelle l’artiste souvent vient à s’abîmer. L’ombre est à la fois menaçante mais contient du sublime.

Odile Pascal s’est lancée sans réserve dans cette quête de l’authentique. Si nous pouvons admirer ses « épreuves », ses empreintes sorties de la presse du temps, on ne peut oublier que pour l’artiste, la création est une lente gestation, lutte de tous les instants.

PHILIPPE LAROUDIE, Vaucluse Matin, 30 avril 2001

Je prépare toujours des croquis, décide de l'ambiance globale, des couleurs dominantes avant les prises de vues. Le modèle modifie souvent la vision floue que j'ai dans la tête mais la concrétise, m'amène à la modifier; je m'en éloigne parfois pour tenter d'y revenir devant mon écran d'ordinateur.
Seule devant ma « Toile-Ecran », je modèle la lumière, assombris et illumine un point essentiel en utilisant un style d'éclairage proche du clair-obsur.
J'essaie de garder l'essentiel d'une expression, d'une posture, d'un geste, l'intensité d'un regard…

Raconter une histoire…transmettre un sentiment par une image forte, mais aussi montrer la grâce, une certaine image de la beauté…

Odile Pascal a exposé son travail à Arles pour le festival Européen de la photo de nu, mais aussi à Paris à la «  Dorothy's gallery », à Nice, à Riga (Lettonie)... Elle a également participé à des ouvrages collectifs  sur le photomontage numérique (éditions Eyrolles, Paris) et a réalisé la partie photographique de plusieurs catalogues, affiches, et illustrations de disques. Elle a été sélectionnée pour participer au salon contemporain du « Basel week » de Miami et termine actuellement l'illustration du conte « Poucette » d’ Hans Christian Andersen.



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Photographe(s)

Odile Pascal

Hôtel Campredon - Maison René Char
20, rue du Docteur Tallet
84800 L’Isle-sur-la-Sorgue 
France

Voir tous les lieux

Du 29/11/2008 au 8/3/2009

Statut : expositions terminé











 




Je suis triste de ne pouvoir photographier les odeurs. j'aurai voulu, hier, photographier celles de l'armoire à épicerie de grand-mère.
Jacques-henri lartigue   














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