Photographies, cahiers d’écolier et cartes d’Internet : tels sont les matériaux qui composent ces Codex numériques, où se donne à voir une nouvelle organisation de l’espace et du temps. Par la superposition des calques, des âges différents de l’image sont mis en relation, imbriqués, enchevêtrés. Les danseurs de hip-hop sautent par-dessus les lignes d’écriture, les skateboards glissent sur les pages quadrillées, les lettres à l’encre bleue chevauchent les méridiens du réseau. D’un côté, l’école, l’écrit, la durée. De l’autre, le mouvement, le corps, le réseau – des univers qu’on se complaît souvent à opposer. Mais dans l’environnement virtuel, tout communique et tout se souvient. Le moindre mouvement, aussi éphémère soit-il, dépose une trace. Et les mémoires anciennes ne s’effacent pas sous l’actuel, mais affleurent à la surface des écrans. Ce recyclage ininterrompu des empreintes apporte à la photographie une profondeur inédite. Libérée de «l’instant décisif» (Cartier-Bresson) et du « ça-a-été » (Barthes), l’image s’ouvre sur un temps qui se feuillette en avant. Work in progress entre deux images possibles, elle est elle-même mutation. C’est cette plasticité que Louise Merzeau explore, en montrant comment l’image est toujours affectée par d’autres images, passantes ou revenantes. Mélangeant les techniques et les strates de temps, son travail ne dissocie jamais mémoire et innovation. Cette fois, ce sont les cartographies du web qui lui servent de ressource pour donner forme à l’hybridation. Entre capture et simulation, leur tracé figure ce que nul objectif photographique ne peut saisir : les contours des territoires où s’agence l’être-ensemble. En quête d’une nouvelle enfance de l’image, ces Codex sont aussi un portrait de ce qui nous relie, le désir d’inventer des passés partagés.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...