Depuis plus de dix ans chaque année je me rends en Inde. L Inde, j ai lentement appris à la connaître en la sillonnant d’un bout à l’autre. En restant longtemps. Mon travail s attachait alors à observer la singularité indienne, tel un territoire d’expérimentation, à la recherche d’une alternative à la pensée occidentale.
Aujourd’hui dans un contexte de globalisation et d uniformisation, les mutations urbaines inhérentes à l essor des métropoles transforment les modes de vie et les spécificités des populations liées à un territoire, un habitat.
Dans la série Slum j ai photographié des adolescents vivant dans les bidonvilles de métropoles indiennes. Au plus près des visages, des traces, des stigmates, des regards, des cous, des bouches, de la peau. Pour susciter l émoi, pour célébrer une beauté qui dit l univers social, la beauté des corps indisciplinés, anticonformistes. Corps politiques. Pour dire aussi leur vulnérabilité. Les gueules d’ange des garçons pauvres.
Des portraits de rue desquels j ai fait disparaître toutes traces du contexte pour privilégier la rencontre photographique d un individu et le récit imaginaire du spectateur. Le titre de chaque image ne dit que leur prénom et signifie comme le début d’une conversation.
Mais au delà du groupe social j espère interroger l idée que l on se fait de l autre, ce que l on pense savoir de l autre à travers son apparence.
J ai donc demandé aux jeunes garçons de fermer les yeux dans un abandon de soi et ainsi donner tout pouvoir au spectateur, puis de rouvrir les yeux pour reprendre part à la relation, au rapport regardeur - regardé et peut être créer un trouble. Certains ne fermeront pas les yeux d autres ne veulent pas les ouvrir.
«Le régime a récolté la terreur qu'il a semée», explique Ryad en cette deuxième journée de championnat, fin octobre 2011. Il fait partie des Ultra Ahlawy, des férus du ballon rond et supporters fanatiques d'Al Ahly (le Real Madrid africain, septuple champion d'Egypte en titre), dont...
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Jonathan Hobin est un artiste canadien, photographe et directeur artistique. Tirant son inspiration de références littéraires, cinématographiques et historiques et de la culture populaire, son travail explore la part sombre et troublante de l'enfance, qui fait la part belle à l'imagination et au récit.
Avec Gypsies, le photographe Patrick Cariou remonte le fil de la migration du peuple Rom de l'Europe de l'est à l'Europe de l'ouest en passant par le Moyen-Orient, pour finalement arriver en Inde, terre de leurs ancêtres. Le résultat obtenu est une collection de portraits et de paysages qui donnent à réfl...
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