L'exposition Quelqu'un veille sur toi comprend des oeuvres inédites réalisées entre 2007 et 2008.
Il s'agit d'un puzzle rassemblant des fragments qui posent tous la même question: ce que nous voyons est-il simplement l'objet de nos projections ou les choses sont-elles vraiment comme cela? C'est la décision du spectateur qui complète le puzzle à la fin. Ou le laisse inachevé.
Une quadruple installation vidéo sur moniteurs intitulée That Would Be All, Thank You montre une femme en train d'enseigner les effets de la drogue à un groupe de jeunes gens. Elle les avertit des méfaits inhérents à un tel mode de vie, mais qui est-elle, sait-elle seulement de quoi elle parle ? Est-elle aussi sous l'emprise de drogues ? Et les trois spectateurs: sont-ils des toxicomanes ou simplement des jeunes gens ordinaires qui l'écoutent par compassion ou par politesse ? Peut-être s'ennuient-ils simplement ?
Spook Words s'intéresse aux mots qui entraînent la surveillance de leur auteur quand ils sont utilisés sur Internet. Dans cette oeuvre vidéo, une allemande d'environ 70 ans les égrène patiemment, comme s'il s'agissait d'une simple liste, avec quelques erreurs montrant qu'elle ne comprend pas toujours ce qu'elle lit, mélangeant l'allemand et l'anglais. Les mots, souvent abrégés, perdent tout leur sens et se transforment en une répétition monotone, presqu'une berceuse.
The Inter-Machine est une machine à tirage au sort sans possibilité de gain, privée de son utilisation première. Dans une boule de plexiglas, des morceaux de papier sont ballottés par un flot d'air comprimé: certains sont issus du Capital de Marx, d'autres de publicités commençant par 'inter-': intermarché, interdiscount, etc... La promesse de l'internationalisme est-elle en train de se réaliser, mais d'une façon détournée, pervertie ? La seule chose véritablement internationale aujourd'hui est-elle le capitalisme coopératif ?
Des images de nuages sont données à des gens pour qu'ils dessinent par-dessus ce qu'ils voient. Cette oeuvre fait référence au livre de Herman Hesse, L'enfance d'un magicien. Lorsque nous sommes enfants, le monde entier se lit dans les nuages, nous dit Hesse, lorsque nous grandissons et que nous devenons plus rationnels, ils redeviennent juste des nuages. Quelques-unes des personnes invitées savent dessiner, d'autres non, mais le critère de sélection appliqué n'est pas la compétence du dessinateur, plutôt son imagination. Le savoir influence-t-il l'innocence initiale de notre regard?
Dans la salle vidéo, deux projections dos à dos: Space et Time. Space montre un réveil perdu dans le temps, alors que Time montre un rail de chemin de fer. On n'entend la musique que si l'on se tient devant la vidéo. Un son de suspense hollywoodien nous pousse à penser que quelque chose de terrible et d'important va arriver, quelque chose de sublime, mais quoi?
Le titre-même de l'exposition joue sur une ambiguité similaire : Quelqu'un veille sur toi. D'un côté c'est rassurant de savoir que quelqu'un veille sur soi mais est-ce que ça ne revient pas à être surveillé et à perdre sa liberté? Le danger vient-il de l'extérieur ou de nous-mêmes?
Quelqu'un veille sur toi est la deuxième exposition personnelle de Maja Bajevic à la galerie Michel Rein (dans le cadre du Mois de la Photo à Paris), après Terrains vagues en 2005. Artiste de renommée internationale, elle a participé à de nombreuses expositions: Documenta 12, Kassel (2007), Airs de Paris, Centre Georges Pompidou (2007), Biennale de Moscou (2007), La Force de l'Art, Galeries Nationales du Grand Palais (2006), Biennales de Tirana et Sharjah (2005), Biennales de Séville et Lodz (2004), Biennale de Venise (2003), Biennales d'Istanbul et de Valence (2001), Manifesta 3 (2000). Lauréate de plusieurs bourses de résidence, dont celles du DAAD, Berlin (2006/7) et celle de IASPIS, Stockholm (2008/2009), elle a bénéficié d'expositions personnelles à la Fondation Bevilacqua La Masa, Venise (2008), au Moderna Museet de Stockholm (2005) et à P.S.1 New York (2004).
Ses oeuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées, telles que celles du Centre George Pompidou, du Fonds National d'Art Contemporain, du MACBA (Barcelone), du Moderna Museet (Stockholm), ou du 21st Century Museum of Contemporary Art Kanazawa.
*Publication d'un ouvrage monographique, éd. Charta, 144 pp, entretien par Angela Vettese et texte de Lynne Cooke
*Rencontre avec Maja Bajevic/ Something you should know, EHESS, Paris, mercredi 29 octobre
*Projection des films de Maja Bajevic, Prospectif Cinéma, Centre Georges Pompidou, jeudi 30 octobre à 20h
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...