En février dernier, CM Art présentait le travail russe d’Andrew Moore. Sa prochaine exposition à Paris sera cette fois exclusivement consacrée à sa série sur Cuba intitulée « Havana ». On y retrouve la fascination de ce photographe américain pour les pays vivant ou ayant connu le régime communiste.
Ce travail précède « Russia » et on y décèle déjà certains des choix esthétiques qu’il radicalisera par la suite. Moore utilise les spécificités du medium pour mettre en exergue celles d’un pays : dans cette ville où le temps s’est arrêté, la photographie fige une deuxième fois. Moore photographie La Havane à la chambre avec des temps d’exposition très longs. Il exclut ainsi la possibilité de faire des instantanés et rend compte d’une dilatation du temps propre, semble-t-il, à ce type de société. C’est à ses choix esthétiques que nous devons l’extrême précision de ces photographies et leurs couleurs très vives. Cette manière de travailler exclut aussi la représentation de la figure humaine si ce n’est de manière très posée et mise en scène.
Andrew Moore enseigne la photographie à l’Université de Princeton et à la School of Visual Arts de New York City. Il a reçu de nombreux prix tels que le Prix Spécial du Jury au Sundance Film Festival et le prix des jeunes Photographes aux Rencontres d’Arles. Ses photographies ont été achetées par plusieurs musées américains parmi lesquels le Cleveland Museum of Art, le San Francisco Museum of Art, le Withney Museum of American Art et le Philadelphia Museum of Art.
Un livre intitulé Inside Havana paru en 2002 aux éditions Chronicle books regroupe l’ensemble des images de la série.
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Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...