inscrivez-vous Pas encore membre ? Inscrivez-vous | Connexion Connectez-vous

 
Rubrique(s) : expositions, > Pascal Bircher SEVEN FORTY PM


Pascal Bircher SEVEN FORTY PM
+0
moins
plus


Le 2010-08-14 11:36:07

Partager:


g

Avec le projet SEVEN FORTY PM, Pascal Bircher poursuit l'écriture d'une narration sans fin. Chaque nouvelle proposition précise une enquête complexe sur les origines et sur la "mise" ou "l'être" au monde, dont Pascal Bircher rejoue et déjoue les indices en multipliant les références - autobiographiques, scientifiques, littéraires ou cinématographiques. Car si l'artiste emprunte à des champs exogènes, c'est qu'il opère par associations d'idées, par recoupements et rapprochements. Il déplace et transforme sources et prélèvements afin d’interroger les phénomènes d'apparition et de disparition (de l'image, du sens) et d'explorer les possibles objectivations de l'invisible, de l'inobservable ou de l'indicible.

Remake, pièce centrale de l'exposition, vient ainsi réactiver sa propre mise au monde. Pascal Bircher - qui naît le 22 mai 1972 à 19h40 (7.40 pm) dans un hôpital près de Londres, aujourd'hui détruit, et dont la localisation exacte situerait ironiquement la scène dans les plates-bandes d'un pavillon d’un quartier résidentiel - retourne sur les lieux à date et heure anniversaire afin de réaliser le remake de l'événement. Le dispositif mis en place est celui du cinéma et offre à l'artiste les conditions d'une prise de vue en contre-plongée des "coordonnées" de sa naissance, tandis qu'un plan plus large révélant le hors champ met à distance l'action même de photographier et de fictionnaliser la disparition du lieu et sa mémoire. Quelle matière pour l'absence du souvenir? Quelle image pour le néant?

Black Hole reproduit en macro et en haute définition le point final du manuscrit de L’innommable de Samuel Beckett. Hyper condensé visuel et critique du texte, Black Hole procède de la même idée que la série des once-after réunissant les premiers et derniers mots d'ouvrages cultes, sorte de short-cuts littéraires qui, résistant à la réduction et à la destruction, font sens. Ces raccourcis et rapprochements sont symptomatiques du travail de Pascal Bircher qui, à travers des jeux et collisions de langage, tente de réduire l'oeuvre à une idée et à son signe. Comment donner la capture visuelle d'un récit?

My Spectre around me night and day reformule en trois dimensions le poème éponyme de William Blake. Cet ensemble d'objets, composés de la superposition de toutes les lettres du texte, donne à voir le poème en volume et déplace la lecture (au pied de la lettre) à l'appréhension de l'épaisseur de son texte.

Alors que Pascal Bircher transcrit métaphoriquement "l'innommable" en convoquant l'impossible perception du trou noir, métaphore du puits dans lequel toute image est absorbée, il s'attache par opposition à matérialiser et à rendre tangible l'inobservable. 2BHmergerdata fait ainsi défiler sur un bandeau lumineux les données informatiques de la simulation d'un phénomène astrophysique spéculatif : la fusion de deux trous noirs. Si le phénomène reste invisible, l'oeuvre en traduit l'action par le défilement inexorable de son encodage et donne à lire les chiffres de l'imperceptible.

Elfi Turpin, juillet 2008



   Réagissez à cet article


Pseudo


Email (Confidentiel)


Commentaire




Code de validation






Mots clés / Tags : pascal, bircher, place, id, texte, ph, nom, image, si, artiste, cin, disparition, action, litt, raires, invisible, oeuvre, sens, rapprochements, quelle,

Partager:

Permalien :


  Articles dans la même rubrique
  Katarzyna Majak : « Women of Power »

Women of Power consists of 29 color photographs depicting Polish witches, healers, sorceresses, visionaries, spiritual leaders and shamanic techniques practitioners.

According to what Ewelina Jarosz wrote about Women of Power : "The title points to Katarzyna Majak's intenti...

    Lire la suite



  Yves Marcellin présente ses « remémorations » à la Kiron Galerie

C’est à une invitation à la sérénité et à un retour sur soi que nous propose Yves Marcellin dans cette exposition inédite, installation photographique consacrée aux cinq remémorations du Bouddha.

Empreint des écrits du vénérable moine bouddhiste Thich Nhat Hanh, et plus particulièrement sensi...

    Lire la suite



  Michael Ruetz « The family of dog »

With "The Family of Dog", Michael Ruetz has created, over the last 50 years, a unique body of photographic work. Superficially, these images might appear to pay tribute to the established forms of animal photography. But a second, more focused view shows that the reverse is true. Ruetz' pictures are as far removed from those of the animal specialist...

    Lire la suite



  Jill Magid : « Failed States »

Failed States is an exploration of coincidence and poetics amid the barriers and bureaucracy of governmental power.

In January 2010, while on a trip to research the history of snipers in Austin, Texas, Magid witnessed a mysterious shooting on the steps of the State Capitol. After attempting to speak with a state empl...

    Lire la suite



  Hell Raisers à la Galerie Les Filles du Calvaire

Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...

    Lire la suite



  « L'émouvantail », le conte photographique de Stéphane Fedorowsky

Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…

Souvent associé à un personnage eff...

    Lire la suite



  Un centre d'essai éphémère Olympus au coeur de Paris

 

Olympus installe un centre d’essai éphémère au cœur de Paris pour faire tester son nouvel hybride haut de gamme.
 
Au mois de juin, l’équipe d’Olympus investit la magnifique cours du Marais, au cœur de Paris, en installant un centre d’essai entièrement dédi&eac...

    Lire la suite


  Hans Steiner, "Chronique de la vie moderne"

Créée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, l’exposition Hans Steiner Chronique de la vie moderne a été présentée à la Fotostiftung de Winterthour, à la Médiathèque Valais-Martigny et au Museo Villa dei Cedri de Bellinzona.



    Lire la suite



 


Photographe(s)

Pascal Bircher

Galerie Martine Thibault de la Châtre
4 rue de Saintonge
75003 Paris 
France

Voir tous les lieux

Du 6/9/2008 au 27/9/2008

Statut : expositions terminé











 




Je voulais garder ceux que j'aimais
Yvette Troispoux    














     Inscrivez-vous


     Dès maintenant et restez informé
     de toute l'actualité photo !