« L’histoire commence en 2001 lorsque Marco Zanta revient en Italie après un long voyage au Japon. Le photographe a été dérouté parce qu’il y a découvert et photographié, par les villes s’étendant sans fin sur des kilomètres. Cette expérience l’a poussé à essayer de mieux comprendre son propre pays, ses racines et son environnement culturel.
Zanta a admis très librement que l’Italie, culturellement et historiquement, a une notion de la géographie très restreinte : les villes d’une même région comme Mestre et Venise ou Florence et Prato se considèrent comme « étrangère » ou au moins différente, dans ce contexte, l’idée d’une Europe unifiée est difficile à comprendre et à accepter. Ce n’est pas seulement une question de monnaie commune, alors que l’Europe regroupe tout de même des cultures, des coutumes et des pays différents, elle est néanmoins encore perçue comme un concept abstrait et intangible.
Inspiré par sa passion pour l’architecture, Marco Zanta s’est profondément intéressé aux nombreux projets architecturaux en chantier ou réalisés dans plusieurs métropoles européennes. Il s’est embarqué dans une odyssée européenne de quatre ans qui l’a mené d’Helsinki à Lisbonne, à la recherche de bâtiments en phase de devenir des icônes de l’architecture moderne, capables de changer le visage des villes européennes.
En photographiant ce qu’il voit, Zanta construit son propre projet : un composite imaginaire et poétique fait de villes à l’identité unique, une Euro-ville qui pourrait réellement exister même si sa forme est fragmentaire et plurielle.»
Giovanna Calvenzi
« Le travail de Marco Zanta raconte essentiellement, dans le contexte du paysage urbain, l’histoire de rencontres sous de multiples formes entre le neuf et le vieux, la création architecturale contemporaine et le patrimoine, l’avenir et le passé. Mais aussi, entre le spectaculaire et l’ordinaire, le beau et le laid, l’exceptionnel et le quotidien. Beaucoup de grandes métropoles européennes, du nord au sud, d’est en ouest, sont le théâtre de telles rencontres, plus ou moins heureuses, plus ou moins réussies, d’un point de vue visuel, social ou culturel. En ligne de mire, la question de l’urbanisme et de l’urbaniste : qui pense aujourd’hui, au delà de la création architecturale, monumentale, et indépendamment du discours politique, démagogique, le paysage de la ville en termes de coexistence, d’harmonie? Roberta Valtorta a raison, dans la postface de l’ouvrage publié sous le titre “Europa Europa”, de parler d’un paysage “fragile” et “temporaire”. Qui pense, et comment pense-t-on en termes de relation entre l’homme de la ville et son environnement? Marco Zanta quant à lui ne juge pas, il observe attentivement ; puis il choisit un plan et un cadre qui lui permettent de fixer avec une précision exceptionnelle - que le livre “Europa Europa” restitue très scrupuleusement -, dans les paysages de Londres, Vienne, Lille ou Barcelone, la fluidité du passage entre les époques et les styles, ou au contraire le contraste, la rupture. Avec les outils et le regard du photographe contemporain - couleurs et grand format -, avec une expérience évidente du sujet, il nous invite à prendre la mesure de l’espace, à détailler les matériaux qui composent les diverses architectures, et à évaluer la place que l’homme parvient - ou non - à trouver dans le paysage. Il dit entre autres le vide et le plein, le froid et le chaud, l’humain et l’inhumain.»
Gabriel Bauret
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...