« Taquin, tendre, malicieux, vif, noisette. Mon père a toujours réfléchi par les yeux, il a l‘oeil communicatif et bavard. Il n’a jamais cessé de regarder, d’observer, d’absorber ce qu’il voyait pour ensuite le partager. Il aimait établir des passerelles, créer des liens entre son travail et le reste du monde. Il y a les croquis dont il remplissait ses fameux carnets rouges et les photos, même s’il a peu photographié son univers professionnel. La photo ressortissait davantage du domaine privé.
Pendant quarante ans, son appareil photo aura été son compagnon fidèle. Il le sortait à tout bout de champ, mais sans jamais déranger son entourage. Lui qui aime pourtant être le centre d’attention, savait disparaître au profit d’une photo, d’un instant qu’il voulait capter ou qu’il pressentait. Parfois, il orchestrait ses photos, plaçait ses sujets dans le cadre, n’hésitant pas à les faire poser.
J’imagine que ces moments, prétextes à échanges avec des inconnus croisés au gré de ses voyages le réjouissaient. Cette façon de faire connaissance, de sortir des sentiers battus lui ressemble.
Mon père a toujours été curieux, c’est probablement sa plus belle qualité, la maîtresse poutre de son histoire, qui a guidé sa route et ses choix.
Le monde qui l’entoure n’a jamais cessé de le surprendre, c’est ce qui renouvelle son regard tel qu’on le perçoit dans ses photographies.
Je me le représente parcourant le monde son appareil en bandoulière ou soigneusement protégé par cette peau de chamois dont il était très fier. Comme un explorateur, il rapportait ses images et les partageait avec nous.
Enfant, j’aimais le rejoindre dans la cave de notre immeuble d’alors où il s’était installé un petit labo. Il tirait le rideau vert et sous l’oeil rouge de l’ampoule, lentement, les photos se révélaient dans les bacs. Je le revois aussi, son dos rond, penché au-dessus des planches contacts, précis et concentré sur la sélection des clichés qu’il enverrait à ses amis, annotés de quelques mots.
Pour nous sa famille, c’était une évidence de vouloir, un jour, réunir ses photos pour « en faire quelque chose ».
Mon père en rêvait secrètement, mais sa modestie, car, pour la photo, il l’est, l’aurait probablement retenu. Voici ce rêve réalisé.» Sandrine Dumas Brekke
Women of Power consists of 29 color photographs depicting Polish witches, healers, sorceresses, visionaries, spiritual leaders and shamanic techniques practitioners.
According to what Ewelina Jarosz wrote about Women of Power : "The title points to Katarzyna Majak's intenti...
C’est à une invitation à la sérénité et à un retour sur soi que nous propose Yves Marcellin dans cette exposition inédite, installation photographique consacrée aux cinq remémorations du Bouddha.
Empreint des écrits du vénérable moine bouddhiste Thich Nhat Hanh, et plus particulièrement sensi...
With "The Family of Dog", Michael Ruetz has created, over the last 50 years, a unique body of photographic work. Superficially, these images might appear to pay tribute to the established forms of animal photography. But a second, more focused view shows that the reverse is true. Ruetz' pictures are as far removed from those of the animal specialist...
Failed States is an exploration of coincidence and poetics amid the barriers and bureaucracy of governmental power.
In January 2010, while on a trip to research the history of snipers in Austin, Texas, Magid witnessed a mysterious shooting on the steps of the State Capitol. After attempting to speak with a state empl...
Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...
Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…
Créée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, l’exposition Hans Steiner Chronique de la vie moderne a été présentée à la Fotostiftung de Winterthour, à la Médiathèque Valais-Martigny et au Museo Villa dei Cedri de Bellinzona.
Aujourd'hui, ma photo est une réflexion qui se concrétise dans l'action et aboutit à une méditation. La
spontanéité - le moment suspendu - intervient pendant l'action, à la prise de vue. Une réflexion sur le
propos la précède. Une méditation sur la finalité la suit. C'est là, pendant ce moment exaltant et fragile,
que s'élabore la véritable écriture photographique : la mise en séquence des photos. Le souffle de
l'écrivain est alors nécessaire à cette entreprise. Le photographe, n'est il pas celui qui écrit avec la
lumière ? Mais à la différence de l'écrivain qui possède son verbe, le photographe est, lui, possédé par sa
photo, par la limite du réel qu'il doit transcender pour ne pas en devenir prisonnier.