Formé au métier de graphiste, installé en France dans les années soixante, sans s’être jamais éloigné de sa Pologne natale, Roman Cieslewicz exerce son talent dans de multiples domaines : affiche, illustration, création graphique et visuelle pour la presse, la publicité, l’édition et les catalogues d’expositions.
Cette exposition mettra l’accent sur l’un des traits essentiels de son art : ce qui le lie à l’image photographique. Il s’en nourrit abondamment, la sollicite sous toutes ses formes, la manipule avec autant d’audace que d’habileté, aimant entre autres en retravailler le grain ou la combiner avec la peinture.
Outre ses nombreux travaux de commande, il est le créateur inspiré d’images très personnelles, ludiques et dérangeantes, souvent engagées politiquement. L’exposition réunira sous des modes scénographiques différents des maquettes aussi bien que des visuels imprimés dans des magazines ou sur des couvertures de livres, ainsi qu’un nombre important de photomontages et de collages originaux. Elle montrera la période polonaise de l’affichiste - moins connue - et redonnera à quelques réalisations significatives leur place dans la rue, à l’entrée du bâtiment de la MEP.
Les pièces exposées appartiennent à de grandes collections publiques en France et en Pologne (Musée de Grenoble, Musée National d’Art Moderne et Fonds National d’Art Contemporain, Musée National de Poznan) et à plusieurs collections privées (Chantal Petit-Cieslewicz, Agnès b., Jean-Pierre Deseuzes, Carole Neggar...).
Commissaire de l’exposition : Gabriel Bauret
Cieslewicz les a toutes maîtrisées : affiche, direction artistique, publicité, lettrage, collage, photomontage, édition (livres et revues), enseignement (il propose à ses étudiants pour une affiche de l’ESAG, de reprendre une phrase de Stendhal, « Le vrai bonheur c’est d’avoir pour métier sa passion »).
Jamais il n’a hiérarchisé ces expressions selon les conventions stupides qui font allégeance du mineur au majeur. Toujours il les a considérées comme une offre inappréciable, l’occasion d’un plaisir et d’une création, accordant la même attention à un sac en papier pour MAFIA, un catalogue du Centre Pompidou, une publicité pour Vuitton, une affiche pour la ville de Montreuil, la couverture de L’ultra-guide de Paris la nuit, une maquette de Elle ou de Ty i Ja, le livre sur le Che, une couverture d’AMC, un photomontage pour Vogue... Sachant pour chaque médium la technique et l’expression les plus adéquates, il n’acceptait pas de réduire une affiche dont il avait conçu la construction en fonction de sa taille et de la distance de lecture. Car il y avait bien écriture et lecture. Dans la pratique de son art, l’image n’était pas un en soi et il récusait ce qu’il appelait l’image-image pour s’attacher au contraire à architecturer un rapport mot-image. « Une image, disait-il, est nue si elle n’est pas soutenue par un mot.» Cette architecture forte, à l’ossature concise (« Un affichiste qui parle trop ne dit rien »), reposait sur des tensions mesurées entre des figures et des traits : des expressions scripturales comme dans les affiches polonaises, ou d’autres fois, des typographies puissantes comme les lettres grasses des caractères Blok ou, au contraire , celles plus épurées du Milton (conçu par Milton Glaser), et allait jusqu’à une économie armée dans la série de photomontages «Pas de nouvelles, bonnes nouvelles» jouant de la contiguïté violente de photos en noir et blanc structurées par de rares soulignements rouges.(...) En tout cela se manifestait une appétence sans limites pour les flux d’informations qui font l’actualité et peut-être l’histoire. Roman Cieslewicz observait avec humeur et humour ce débordement de nouvelles et d’images. Archiviste insatiable et créateur magistral, il remplissait ses boîtes pour y déverser le monde puis le transcrire et l’analyser. Il y avait en lui un tempérament de journaliste, une inclinaison pour l’urgence et une attente de ce qui peut advenir. (...) Il n’était pas un observateur mais un acteur et s’il ne pouvait être apparenté, tant il était rebelle à toute obédience, il agissait sur le monde par sa création même, ouvrant des voies nouvelles et s’engageait pleinement dans des combats nécessaires : la lutte contre le sida, les droits de l’homme, Amnesty International, sans oublier l’assaut continu contre les troupes rampantes de l’ordre, de la morale et du bon goût.»
François Barré
Extrait de «Auf, l’image Roman» in Roman Cieslewicz,
Collection Poche Illustrateur, Delpire, 2007
Women of Power consists of 29 color photographs depicting Polish witches, healers, sorceresses, visionaries, spiritual leaders and shamanic techniques practitioners.
According to what Ewelina Jarosz wrote about Women of Power : "The title points to Katarzyna Majak's intenti...
C’est à une invitation à la sérénité et à un retour sur soi que nous propose Yves Marcellin dans cette exposition inédite, installation photographique consacrée aux cinq remémorations du Bouddha.
Empreint des écrits du vénérable moine bouddhiste Thich Nhat Hanh, et plus particulièrement sensi...
With "The Family of Dog", Michael Ruetz has created, over the last 50 years, a unique body of photographic work. Superficially, these images might appear to pay tribute to the established forms of animal photography. But a second, more focused view shows that the reverse is true. Ruetz' pictures are as far removed from those of the animal specialist...
Failed States is an exploration of coincidence and poetics amid the barriers and bureaucracy of governmental power.
In January 2010, while on a trip to research the history of snipers in Austin, Texas, Magid witnessed a mysterious shooting on the steps of the State Capitol. After attempting to speak with a state empl...
Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...
Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…
Créée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, l’exposition Hans Steiner Chronique de la vie moderne a été présentée à la Fotostiftung de Winterthour, à la Médiathèque Valais-Martigny et au Museo Villa dei Cedri de Bellinzona.