Dans le cadre de la thématique Pays vert/Pays noir consacrée à la transformation des paysages miniers, le Centre Historique Minier a donné carte blanche au photographe américain Stephen Sack.
Fasciné depuis toujours par les objets curieux, les collections modestes ou précieuses, il développe depuis trois ans un travail sur les fleurs. C’est tout naturellement qu’il s’est intéressé à la flore du bassin minier, attiré à la fois par les "empreintes fossiles" du Carbonifère et par les plantes que l’on trouve de nos jours sur les terrils.
Suivant son intuition et sa méthode quasi scientifique, il a d’abord parcouru de son regard scrutateur les deux mille fossiles conservés dans les réserves du musée. Il a ensuite arpenté les terrils à la recherche de ce qui pourrait éveiller sa curiosité, provoquer une autre lecture et faire surgir de son imaginaire un univers extraordinaire. Car ce qui hante l’œuvre de Stephen Sack, c’est son désir de saisir la rencontre entre le monde matériel et le monde de l’au-delà, ce qu’il appelle la "mémoire chromosomique".
Son travail de création est méticuleux, incessant et obsessionnel. Il voit et revoit les pièces qu’il a précieusement sélectionnées. Puis, il les soumet à un long processus de transmutation, une alchimie faite d’une combinaison de différents procédés d’imprégnation et de pressage, de jeux de lumière et de prises de vue.
Le résultat est surprenant. Trois séries d’œuvres se sont échappées d’un herbier magique : Mémoire de pierre, élaborée à partir de fossiles, Flora magica, composée de fleurs mises à nu et Night creatures surgies du fantastique.
Un travail d’alchimiste
Le regard est, certainement, ce qui caractérise le mieux un artiste. Celui de Stephen Sack pourrait être comparé à l’oeil scrutateur du détective : avant l’oeuvre elle-même et tout le travail d’élaboration qui y mène, il faudrait pouvoir s’imaginer comment ce photographe explore le monde des artefacts humains comme pour en fournir non pas vraiment un autre regard, mais une autre lecture, un autre déchiffrage. Dans tout son parcours artistique, d’une richesse singulièrement remarquable, Stephen Sack a produit une série d’oeuvres frappantes – intégrant des vues d’épitaphes, de visages, de monnaies anciennes, de puzzles, de figures de lanterne magique, de stéréoscopes, d’horloges, etc. – dont le fil conducteur aura été de faire surgir ce que, ordinairement, l’on ne voit pas : l’envers, la cristallisation de significations parasites à même des choses que l’on croyait connues, le devenir-trace de ce qui jouait comme signe, jouait au signe, tout ce qui déborde en un monde saturé de présences ténues, notre univers de façades immédiatement déchiffrées. L’on pourrait, de même, identifier dans tout le parcours de Stephen Sack, la prégnance de ce qu’il appelle, depuis toujours, la « mémoire chromosomique » : [...] l’ombre que l’humain porte sur les choses.
Franck Pierobon, philosophe, extrait de « Mémoires de pierre »
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
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« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...