Moukhin est déjà largement reconnu dans son pays comme à l’étranger.
Son travail a d’ailleurs été présenté à La Maison Rouge lors de l’exposition Sots Art en 2007 et l’on peut retrouver ses images dans la collection du Museum of Modern Art ou dans celle de la Galerie Tretiakov à Moscou.
L’oeuvre de Moukhin, foisonnante et diverse est un témoignage sur la Russie de ces trente dernières années.
Dès 1980, il travaillait dans la veine du Sots Art avec notamment les séries « Fragments » et « Soviet Monuments ». C’est plus particulièrement à cet aspect de son travail que CM Art consacrera sa prochaine exposition.
Moukhin a beaucoup photographié la sculpture à la gloire de l’idéal communiste; passant en revue ces multiples monuments de sportifs ou grands dirigeants du régime, Il nous confronte ainsi à la persistance de ces symboles dans le paysage contemporain et met en exergue par un regard critique et une distance amusée l’obsolescence de ces figures et l’effondrement progressif d’une idéologie.
Entre poésie et ironie, ces images révèlent l’absurdité d’un système. Mais Moukhin ne s’intéresse pas seulement aux traces vieillissantes du passé, il a aussi beaucoup photographié ses contemporains. Ses séries « Moscow », « Girls » et « Portraits » témoignent des grands changements qui ont affecté la Russie des années 1990. En photographiant la vie quotidienne, la sienne autant que celle de ses concitoyens, Moukhin renonce à une critique radicale au profit d’un regard plus optimiste. Son travail n’est pourtant pas dénué d’engagement : il s’entend en quelque sorte comme un manifeste en faveur de la paix. C’est ce qu’il explique dans une interview au sujet de tous les photographes européens venus en Russie documenter la guerre de Tchétchénie : « Ils montrent tous la souffrance(…). Je ne voulais pas faire ça. Je voulais montrer une autre Russie, celle de la paix ».1
Igor Moukhin a intitulé son dernier livre « Born In the USSR ». C’est ce sentiment d’appartenance qui explique la tendresse émanant des images et inscrit son travail entre le documentaire et l’autobiographie, celle d’une génération.
Après avoir présenté une rétrospective du travail d’Igor Moukhin à Moscou en début d’année, CM ART exposera à Paris, à partir du 11 Septembre, une sélection de ses oeuvres les plus emblématiques.
1.Alexander Osipovich, « Young at Heart » ,The Moscow Times, August 19, 2005
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
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Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...