Rip Hopkins semble de prime abord « inclassable », échappe aux catégories artistiques habituelles, et surprend par l’hétérogénéité de son parcours comme de ses images. Reporter, à la fin des années 1990, au sud Soudan, à Madagascar, en Amazonie, au Timor Oriental ou au Libéria (entre autres destinations), on le retrouve plus tard dans un invraisemblable et terrible hôpital psychiatrique grec, en Ouzbékistan auprès de populations « déplacées » par l’histoire soviétique, dans un cirque à Riga, au Musée d’Orsay, sur les quais de trains de banlieue parisienne ou flirtant avec le milieu de la mode… ! Son approche et sa technique ont aussi beaucoup varié, passant du panoramique au moyen format, du noir et blanc à la couleur, d’une photographie prise sur le vif à des compositions minutieusement mises en scène et influencées par le dessin et la peinture classique. Style que le photographe adopte maintenant depuis le début des années 2000.
Cette errance personnelle résonne avec celle(s) des individus qu’il photographie la plupart du temps : tziganes, artistes de cirque, « outlaws » irlandais, migrants, « déplacés », marginaux, enfants soldats, groupes tragiquement frappés par la guerre… Si l’image est fixe chez Rip Hopkins (quoique l’artiste ait signé aussi quelques films documentaires), l’identité de ses sujets y est quant à elle mouvante, en devenir, « hors norme », déterritorialisée, toujours en quête d’elle-même. Pour tenter d’en saisir la multiplicité et les écarts, Rip Hopkins réinvestit le genre du portrait : portraits d’individus singuliers, mais aussi, à travers la trame d’une série, portraits d’une communauté, d’une micro-société, voire d’une ville ou d’une région entière. A la frontière du documentaire et de la fiction, du réalisme et du point de vue subjectif, Rip Hopkins entremêle subtilement le témoignage à des préoccupations d’ordre plastique (lumières, couleurs, lignes, mise en résonance de motifs), sans se priver de quelques détours du côté de l’humour ou de l’incongru. Chacune de ses images devient alors une combinaison de significations sociales et de perceptions esthétiques, à la recherche d’un fragile et difficile équilibre entre l’effacement devant le réel et sa mise en perspective et en formes.
Photographier relève ici, aux sens artistique et humain, d’une rencontre.
Jean-Emmanuel Denave
in Identité(s), éditions Silvana Editoriale, Milan, 2008.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
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Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
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« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...