Barjol, physiquement, c’est un lutin, un farfadet, un poulpiquet, un petit bonhomme avec une barbe et des yeux malins. On dirait qu’il vient d’un recoin du sol, d’une grotte mystérieuse aux parois pailletées de gemmes et de nacres, un lieu qui sentirait la terre , et l’eau, et les cailloux... Le monde de Barjol, celui de ses dessins, de ses tableaux, lui ressemble, c’est un univers fantastique. La première fois que j’ai vu une œuvre de Barjol je ne portais pas mes lunettes et j’ai cru qu’on me montrait une feuille de papier sur laquelle un vélo aurait laissé les traces de ses pneus. j’ai pensé que, de nos jours, les gens font n’importe quoi, pourquoi pas de la peinture à vélo... Puis j’ai mis mes lunettes et j’ai découvert des paysages bouleversants. Des vignobles et des vergers, des cultures alignées ou groupées où s’inscrivent les actions des gens et celles de la nature ; la jeunesse et la vieillesse des végétations, les ruissellements des orages, les blessures de l’érosion. Des sols livrés au ciel comme la paume d’une main ouverte, aussi nus et indécents que ça, aussi touchants aussi. L’univers de Barjol est un univers poétique. Une poésie dont on ne trouve pas immédiatement l’accès, mais une fois qu’on y est c’est l’envoûtement, c’est se balader seule dans une campagne vallonnée et pierrailleuse qui sent le thym. Chaque tableau est une parcelle sur laquelle s’acharne, depuis des millénaires, des paysans et des dieux. J’ai vu travailler Barjol, je l’ai vu s’obstiner sur ses sillons à coup de minuscules signes. Je n’ai jamais su si celui là était un sulfatage, celui-ci un labour, cet autre une tempête. Je me demande s’il le sait lui-même. Il est obsédé, entêté, il reste des heures et des jours sur un foisonnement végétal autant que sur une plaque de sécheresse et quand ses pinceaux et ses plumes ne lui suffisent pas, il va dans la champ de cerisiers de son père, y coupe une ramille, la taille, la trempe dans l’encre et recommence avec elle, sur son papier, ses infimes traces. Comme si la vérité et la simplicité du bois étaient nécessaires à la majesté de la création. Comme s’il fallait être lutin pour faire participer les autres aux arcanes de la poésie.
Women of Power consists of 29 color photographs depicting Polish witches, healers, sorceresses, visionaries, spiritual leaders and shamanic techniques practitioners.
According to what Ewelina Jarosz wrote about Women of Power : "The title points to Katarzyna Majak's intenti...
C’est à une invitation à la sérénité et à un retour sur soi que nous propose Yves Marcellin dans cette exposition inédite, installation photographique consacrée aux cinq remémorations du Bouddha.
Empreint des écrits du vénérable moine bouddhiste Thich Nhat Hanh, et plus particulièrement sensi...
With "The Family of Dog", Michael Ruetz has created, over the last 50 years, a unique body of photographic work. Superficially, these images might appear to pay tribute to the established forms of animal photography. But a second, more focused view shows that the reverse is true. Ruetz' pictures are as far removed from those of the animal specialist...
Failed States is an exploration of coincidence and poetics amid the barriers and bureaucracy of governmental power.
In January 2010, while on a trip to research the history of snipers in Austin, Texas, Magid witnessed a mysterious shooting on the steps of the State Capitol. After attempting to speak with a state empl...
Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...
Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…
Créée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, l’exposition Hans Steiner Chronique de la vie moderne a été présentée à la Fotostiftung de Winterthour, à la Médiathèque Valais-Martigny et au Museo Villa dei Cedri de Bellinzona.