La galerie Kernot Art en collaboration avec le commissaire d’exposition Maria Savarese, a le plaisir de présenter Paysages – Dépaysages qui regroupe le travail de trois photographes français :
Frédéric Grimaud, Magali Joannon et Olivier Fermariello. Le choix de cette exposition collective vise à montrer les différents aspects de la vision du paysage et du dépaysage contemporain lié à notre perception des choses oscillant entre réalité et artifice.
Frédéric Grimaud présente pour la galerie une dizaine de photographies extraites de la série des friches industrielles à l’origine du livre « La Mauvaise Herbe Urbaine ». Dans ce travail, le photographe nous transporte dans des usines abandonnées, nouvelles icônes du paysage contemporain. Il apporte à ces lieux son regard emprunt de son expérience initiale dans la réalisation de reportages, notamment spectacles de danse et concerts. Il n’y a pas de mise en scène dans le travail de Frédéric Grimaud ; son objectif étant de capter l’instant, mais la composition des images, sa façon de traiter la lumière, le cadre, la prise de vue, rappellent l’ambiance magique du théâtre. Les usines désaffectées prennent une allure différente, l’ambiance se charge d’une telle tension que l’on pourrait se croire dans des lieux imaginaires, pleins de charme et de mystère. Ainsi le paysage se dépaysage.
Les photographies de Magali Joannon choisies pour cette exposition font partie d’une série réalisée au Mexique. L’observation discrète et silencieuse du paysage et de la vie est toujours au centre de la recherche de cette photographe dont c’est la deuxième exposition à la galerie. Les personnages, toujours vus de loin, évoqués plus qu’observés tout comme les lieux et les objets qui composent ses photographies, semblent sortir d’une autre époque. Notre mémoire est toujours stimulé par un détail ; on reconnaît le temps passé et l’épaisseur des vies qui composent et animent ces lieux. Les éléments de ces photos nous font fluctuer entre présent et passé comme ce « chapelet » d’où semble s’échapper la route, métaphore du souvenir se juxtaposant avec l’avenir.
Poussant à̀ ses limites le décalage entre concret et la variation infinie des interpré́tations qui manifestent la relativité du monde, Olivier Fermariello construit des paysages imaginaires. Dans la série consacrée à la ville de Rome présentée à la galerie, les photographies sont obtenues par la technique de l’exposition multiple dans un intervalle d’environ une heure. À partir d'un certain nombre de prises de vue identiques, l’image finale, construite grâce à̀ l’outil numé́rique, propose une mise en scè̀ne du lieu qui compose des situations choisies parmi les instantané́s. La ré́organisation du concret n'est ordonné́e par aucune hié́rarchie : tout semble apparemment banal, sans accent, ressortir de l’imaginaire le plus commun. Ces situations n'entretiennent aucune simultané́ité́ temporelle, pourtant, toutes ont eu lieu et appartiennent à un même contexte spatial. Ces paysages recomposés baignent dans une violence silencieuse, dans une atmosphè̀re inquié́tante, l’homme y apparaît finalement étranger, flottant, comme en état d'apesanteur. L’espace se vide, lui aussi de sa consistance : les paysages urbains se révèlent n'être rien de plus qu’une copie iconique, illusoirement vraie du concret ; eux aussi provoquent un sentiment mélangé de familiarité et de gêne: on reconnait les lieux, ils sont cependant distants et indécidables, comme ces choses dont ont ne parvient pas à pénétrer le secret.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...