LIRONE force l’oeil. Au regard contemporain épuisé de clichés, il propose un renouvellement de l’exercice qu’est voir. Faites l’effort d’accommoder : ses oeuvres gagnent en profondeur. Ajustez votre position : elles ne cessent de se recomposer sous votre regard. C’est qu’il y a un procédé LIRONE. Une volonté de rendre à l’image sa puissance d’apparition qui passe par une déconstruction de l’objet du regard familier, et rend possible une construction de l’image.
Tout part de l’extrême sensibilité de l’artiste au lien entre le creusement de l’espace dans la profondeur et l’étirement de sa perception dans le temps. Lorsqu’il réalise que cette propriété cristalline, longtemps sensible par le seul travail de l’imagination, se concrétise avec la présentation sous plexiglass des photographies contemporaines : il tient son procédé ! Chacune de ses opérations devra amplifier par courbure l’effet de loupe produit par l’alliage entre la feuille de plexi superposée à la photographie et la mince couche de silicone lui servant de tampon.
Les opérations débutent encore et toujours par les gestes amoureux du photographe. Trouver le sujet, composer le plan, en distribuer les éléments, définir le cadre : avec un soin extrême apporté à la coordination des repères de la profondeur, en particulier à la lumière… Mais, les gestes suivants sont d’une autre inspiration, qui tient aux gestes des cubistes et des surréalistes. Pour apporter à la belle image son surcroît de vie, elle doit être fécondée à nouveau, selon un rite iconoclaste qui emprunte aux amours destructeurs de l’enfance. Après avoir été disséquée, triturée, rompue, elle se retrouve décomposée en bandes verticales de largeurs variables auxquelles l’artiste imprime des torsions diverses. Selon leur courbure, tantôt convexe, tantôt concave, elles devront mettre en avant ou en retrait une région de l’image, lorsqu’elles seront assemblées à leurs voisines.
Le travail se fait donc en direct sur l’image surmontée de sa feuille de protection en plexi. Les ciseaux entament péniblement le matériau. Chaque torsion nécessite un chauffage à la juste température. Tout effet produit doit être gagné. La générosité est cependant au rendez-vous deux fois plutôt qu’une. Sous l’image reconstruite dont les ploiements laissent apparaître de légers interstices, l’image initiale est donnée une seconde fois dans son intégrité. Déplacez-vous : le motif se décompose ; mais se conserve. Revenez face à l’oeuvre. Le regard retrouve les profondeurs inouïes du cristal. Il plonge dans son rêve… Robert Albouker Octobre 2007
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...