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Martin Kollàr - NOTHING SPECIAL
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Le 2008-05-03 00:46:00

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Nothing special ou la représentation des classes moyennes en Europe de l’Est, à la veille de rejoindre l’Union européenne. Si chacune de ses photographies forme comme une bulle de temps suspendu, l’on ressent pourtant cette urgence un peu mélancolique de Martin Kollàr à fixer un monde au seuil de changements majeurs. Un catalogue de 16 pages accompagne cette exposition


Martin Kollàr n’aime pas les événements importants et les personnalités marquantes ; il ne s’intéresse qu’au quotidien et aux anonymes. “Mon regard s’attache aux gens ordinaires pendant leurs moments ordinaires, c’est‐à‐dire lorsqu’ils sont libérés de leurs responsabilités professionnelles et qu’ils se déplacent dans leur propre monde. Ils deviennent alors pour moi un objet d’étude idéal.” Ce jeune photographe aime sillonner son pays natal, en voiture ou à vélo, sans but précis. Car il sait que les images les plus extraordinaires peuvent se cueillir n’importe où, n’importe quand. “Je vais parfois assister à des cérémonies officielles ou à des manifestations sportives, raconte‐til, mais elles sont généralement absentes de mes images. Je préfère détourner le regard sur les à‐côtés et braquer mon appareil sur des gens qui font des choses cocasses ou qui ont une expression bizarre.” Il est plus attiré par les micro‐événements associatifs signalés par des affichettes à l’échelle d’un village ou d’un quartier. “Je ne photographie rien de déterminé, j’essaie seulement de capter un peu de l’atmosphère particulière du pays à un moment donné.” Venu du cinéma documentaire, Kollar cherche à mettre le maximum d’action dans ses images. Chacune d’entre elles contient plusieurs éléments narratifs et suggère une histoire, pas forcément évidente, car Kollar ne légende jamais ses photos, indiquant seulement le nom du lieu et l’année où elles ont été prises. C’est au spectateur de repérer des indices et d’imaginer une intrigue. “C’est un peu comme les pièces de théâtre à la radio : en écoutant l’histoire, on imagine les personnages. Moi, je voudrais qu’on imagine une histoire en voyant des personnages.” The Slovak Spectator (2005)



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Photographe(s)

Martin Kollar

Diaphane
479 route de Grandvilliers
60480 Montreuil sur Brèche 
France
La grange
479, route de Grandvilliers
60480 Montreuil sur Brèche 
France

Voir tous les lieux

Du 3/5/2008 au 13/7/2008

Statut : expositions terminé











 




La guerre c'est comme une actrice qui vieillit: de plus en plus dangereuse et de moins en moins photogénique.
Robert Capa   














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