Paradoxalement, Christiane Sintès utilise la durée pour dire l’éphémère. Elle capture sa propre image, celle de son passage dans le monde, en jouant sur les alternances de l’apparition et de la disparition. La technique des clichés à l’infrarouge ou celle des sténopés, qui nécessitent des temps de pose longs, permettent étrangement de percevoir la fugacité de l’instant, le vacillement, l’entre-deux et la rumeur silencieuse du monde. En suivant les passages laissés dans les herbes foulées du sousbois, elle poursuit sa quête jusqu’aux lieux de repos éternel : sur les tombes, les visages des disparus, enchâssés dans les médaillons que le temps et la lumière ont érodés, solarisés, se révèlent pourtant, sur les clichés de Christiane Sintès, si présents à notre regard.
D. T.
«Ce qui m’intéresse ce n’est pas à proprement parler le réel, ni ce qui est au-delà, mais la confrontation, le renvoi de l’un à l’autre.
En photographiant, je tente de capter cette intuition.» C. Sintès
Née en 1951 à Limoges, Christiane Sintès vit et travaille en Isère. Après des études scientifiques, elle se forme à la photographie. Elle explore les territoires du visible et de l’invisible, en pratiquant l’autoportrait ou en poursuivant la trace d’une présence laissée dans le paysage. Elle privilégie des techniques comme le sténopé ou l’utilisation de pellicule infrarouge. Son travail a été notamment exposé à l’artothèque de Grenoble, la MAPRA à Lyon, la Galerie d’art contemporain de Mourenx, la Galerie du Larith à Chambéry, la Galerie L’oeil écoute à Limoges ; ses oeuvres sont présentes dans les collections publiques des artothèques de Grenoble, Chambéry, Annecy.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...
La manie de regarder, plutôt que de photographier, a pris de telles proportions que l'on collectionne tout, mais que l'on ne perçoit finalement plus rien.