Un sexe et un enfant sur la même photo : le musée d’Aquitaine décroche les oeuvres
Richard_et_paul AUTOCENSURE - C’est l’une des images taboues. La plus osée parmi six clichés litigieux, qui ont entraîné hier le décrochage de toute une série au Musée d’Aquitaine. «Principe de précaution», estime François Hubert, le directeur. Parmi 25 clichés qui interrogent la paternité, ceux-là présentent des pères complètement nus avec leurs enfants. Impossible pour le directeur. «On sait bien qu’avec les problèmes de pédophilie ou d’inceste, les gens auraient pu mal réagir. Ils risquaient d’être choqués. Moi j’avais annoncé une série de belles photos contemporaines sur l’Aquitaine. Pas une réflexion autour du corps». A 48 heures du vernissage, donc, alors que l’exposition «Humain, très humain» s’ouvre samedi, décision a été prise de vider les photos.
L’histoire s’est répandue comme une traînée de poudre parmi les photographes, qui ont immédiatement dénoncé «l’hypocrisie» de la décision. Ils sont vingt à avoir participé à ce projet collectif. Une exposition de grande ampleur, qui réunit 500 images produites sur les deux dernières décennies, somme d’«archives du présent». «C’est aberrant qu’en pleine candidature pour Bordeaux 2013, on décroche une série pour de tels motifs, s’indigne Chritophe Goussard, l’un des photographes du projet. Parmi tous les autres thèmes, il y a des travaux sur la banlieue, sur le 11 septembre, sur les anciens combattants marocains. C’est aussi une violence. Mais celle-là, elle ne dérange pas. Ca démontre surtout la frilosité dans laquelle on est».
Dans tous les esprits, la plainte déposée en 2000 par la très prude association La Mouette, contre l’expo «Présumés innocents» du CAPC. Le directeur du Musée d’Aquitaine le reconnaît lui-même : «Nous avons vécu ces dernières années une très vive polémique. Il y a probablement des gens qui n’attendent que ça pour en rajouter une couche. Nous, notre but n’est pas de faire du débat. Ce n’est pas la vocation de ce musée. On travaille sur l’Histoire, l’archéologie et l’ethnologie».
Pourtant, lors de la sélection des photos, il y a plusieurs mois, le travail sur les pères, réalisé par Christian Delecluse n’avait pas soulevé de questions. Il s’agit d’une série ancienne, réalisées entre 1993 et 1997, qui avait fait l’objet d’un livre «Un tel père et fils» (éditions du cercle d’art), et d’une précédente exposition à la Fnac. Sans plus de remous. C’est d’ailleurs à la demande des commissaires d’exposition que l’ensemble avait été sélectionné. Mais il semble que ce soit au tout dernier moment, lors de l’accrochage de l’expo en début de semaine, que certains salariés aient manifesté leur émotion face aux photos incriminées. Ils auraient alors pris sur eux de contacter directement la mairie. Avant que le photographe ne soit à son tour convoqué.
«Affligeant et dépitant», commente Christian Delecluse. «On ne laisse même pas au citoyen le droit de se faire sa propre opinion, de trouver ça bien ou pas. Pour le bien public, tout ça est décidé à ta place». Surtout, il pointe la «lâcheté» des responsables. «Il n’y a aucun courage politique. Les représentants culturels préfèrent passer pour des cons plutôt que de débattre ou de risquer un procès». C’est donc hors des institutions que l’exposition devra trouver sa place. Une galerie indépendante vient déjà de lancer une première proposition.
Cette journée du 16 mai est marquée par un important suspens.
Tandis qu'à l'Elysée une nouvelle équipe gouvernementale encore inconnue se prépare, s'ouvre à quelques heures de là le 65e Festival de Cannes. A Paris, on se demande bien quels seront les procha...
Un nouveau record ! Un appareil photographique de la marque allemande Leica, datant de 1923, a été vendu 2,16 millions d'euros, samedi 12 mai, lors d'une vente aux enchères organisée par la Galerie Westlicht à Vienne (Autriche).
Interview de Jean-François Leroy, directeur du Festival de photojournalisme "Visa pour l'image", réalisée par Actuphoto lors de la conférence de presse de "Visa pour l'image" le 9 mai 2012.
Jean-françois Leroy revient sur le rôle de la photographie de presse et le combat à mener pour am&e...
Nous l'aurons tous compris, en ce moment le mot "élection" est sur toutes les lèvres.
A trois jours du dernier tour du raz-de-marée présidentiel, chacun y va de son avis, et surtout de son pronostic. Beaucoup prennent part au débat, et les photographes, bon gré mal gr&...
Carte blanche pour David Lynch qui compose sa « Suite Signature » au Lutetia, le plus grand hôtel de la Rive Gauche à la fois élégant et intemporel, référence suprême d’un art de vivre à la française. Une suite imaginée tel un ode à son amour pour Paris...
La météo française est, ce mois-ci, plus capricieuse qu'une femme. Malgré les aléas du temps, la mode reprend peu à peu ses droits et annonce par tâtonnements le retour de la saison estivale. 

Alors que le Grand Palais met à l'honneur un des plus gra...
Getty Images est fier d’annoncer que trois de ses photographes - Chris Hondros, Peter Macdiarmid et John Moore - ont été nommés finalistes de l’édition 2012 du Prix Pulitzer dans la catégorie Breaking News Photography.
Nommés pour leur couverture extraordinaire des manifestations r&eacut...