C’est une série d’autoportraits qui interroge le corps et la photographie en tant qu’“espaces du dedans”.
Le corps et la photographie sont ici questionnés dans ce qu’ils donnent à voir, pour mieux approcher ce qu’ils sont.
Dépasser la surface pour accéder à la profondeur, c’est ce que semble nous dire sans cesse la nudité et ce à quoi nous engage constamment la photographie.
Franchir le seuil pour pénétrer c’est ce à quoi nous incite inlassablement notre rapport à l’espace et c’est le risque que nous cherchons immanquablement à prendre face à chaque photographie.
Ces photographies ont été prises dans plusieurs intérieurs de maison. D’abord pour établir une résonnance entre la photographie et son référent, pour que ces espaces intérieurs limités par des murs renvient aux photographies, ces espaces intérieurs limités par des cadres. Puis, pour renforcer le ressenti éprouvé par tout l’esprit, celui d’être enfermé à l’intérieur d’un corps, d’habiter un corps comme on habite une maison. Ensuite parce que la maison, comme le corps, sont des lieux de l’intime, des représentations de ce qui nous anime intrinsèquement, des images de notre “intérieur”.
Enfin, pour traduire au mieux cette dualité sans cesse supportée par le corps, celle du dedans et du dehors; dualité très bien incarnée par la maison qui fait à la fois figure d’espace clos, de lieu du caché mais aussi d’espace ouvert sur l’extérieur, de lieu par lequel nous advient le monde.
Ouvertures, passages, seuils, coins et recoins, orifices, fenêtres, parois ou encore vêtements et revêtements... corps, maison et photographie sont autant de lieux de coïncidence, de rencontre et d’affrontements entre ouvert et fermé, entre centre et périphérie, entre intérieur et extérieur.
Les réactions & commentaires
Rencontre choc pour photochoc, j'ai vraiment tout aimé. A l'oeil écoute... très beau travail. Si vous passez dans le coin, frappez "coulamie " sur Google, vous aurez une idée d'une partie du lieu, où j'aurais plaisir à vous accueillir, en Paix ...M.Debès
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