Figure emblématique de la photographie suédoise, Anders Petersen brandit des images d’univers inconnus, troubles et déroutants qui pourtant s’expriment tout près de nous : à Paris, Saint-Étienne, Gap. Ses photographies dont on perçoit l’influence documentaire nous confrontent à l’intimité crue de ses rencontres avec des marginaux, des prostitués, des échoués… Au-delà de la frontalité des images, l’émotion et la pudeur sont de mise, révélant un engagement social à montrer simplement l’humanité dans sa différence, l’humanité oubliée par la norme en vigueur.
Il est sans nul doute l’un des photographes européens les plus important en ce moment. Exposant aux quatre coins du globe, il a été fortement influencé par la photographie documentaire de la deuxième guerre mondiale. Selon lui, sa chance a été une rencontre avec Christer Strömholm qu’il qualifie d’homme généreux et d’excellent photographe.
Anders Petersen se fait témoin et passeur de visions d’un monde à l’autre.
« Noir et blanc. Recto verso. Face à face. Peau sur peau. La ville et ailleurs.
Avec rage, tendresse et désespoir, avec également une inlassable vitalité, Anders Petersen nous confronte à l’état du monde.
Du monde d’aujourd’hui. D’un monde dans lequel les animaux qui côtoient ou évitent les hommes partagent avec eux un mal-être qui se traduit dans des regards comparables. La sensualité des pelages dialogue avec les tatouages.
Peu importe où nous sommes. Reste l’attention à une humanité marginalisée, délaissée, écorchée, qui reste avide de plaisir, de sentiments, d’identité.
Et si cette approche directe était, aujourd’hui, la seule attitude humaniste acceptable ? »
Christian Caujolle
16 x 24 cm
120 pages
90 photographies en bichromie
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