Devant la porte de la cuisine, il y a toujours l'escalier de pierre qui monte au grenier. Dans le flou de ma mémoire, j'ai l'impression que c'est mon premier repère de la ferme. Enfant, je n'avais le droit qu'aux premières marches. Je venais m'y asseoir. De là, je pouvais voir l'intérieur de la cuisine ; surtout l'été, quand la fenêtre était ouverte. Plus tard, toutes les marches de l'escalier ont été autorisées. Elles sont restées très longtemps un lieu de jeu et d'observation privilégié. Je faisais de l'acrobatie sur la rampe. C'est là que j'ai fait mon premier saut et mon premier équilibre ! A la fin de la journée, on pouvait s'asseoir et écouter les bruits de la ferme, des hangars, des écuries, lorsque mon père et les ouvriers agricoles revenaient des champs. On pouvait aussi entendre ma mère préparer le repas du soir, sentir les plats de la cuisine. Et, après le dîner, on allait de nouveau jouer et sauter dans le vide. Aujourd'hui encore, j'aime m'asseoir sur cet escalier. Est-ce la forme si parfaite de ses pierres usées par le temps ? Leur couleur, qui change selon la lumière, la saison ? Sous le soleil d'hiver, il y fait doux. On y est bien protégé de la bise, ce vent qui souffle sur la vallée de la Saône. En été, c'est le lieu le plus chaud de la cour. Le soir, le soleil rouge vient mourir en haut des marches.
Le photographe capte l'atmosphère de cette maison de famille, devenue aujourd'hui lieu de mémoire. Tout est immobile. Une serre de laquelle il se dégage une atmosphère presque irréelle, ou remplie d'hortensias de toutes les couleurs—rose, blanc, bleu, fuchsia. On pénètre dans ...
Olivier Pasquiers est photographe. Né en 1960 à Paris, il fait partie du collectif de photographes « Le bar Floréal ». Il a fait de nombreuses expositions personnelles et a participé à des expositions collectives.
Qu'il s'agisse de compléter une lumière ambiante trop faible pour opérer en instantané, d'améliorer la qualité de l'éclairage naturel ou encore de répondre à des besoins artistiques, l'utilisation d'un flash reste assez complexe à appréhender ...
Identifier les sujets potentiels, mettre ses idées en oeuvre, et mieux réussir ses photos, tout simplement. Auriez-vous déjà aimé qu’un professionnel vous vienne en aide dans certaines situations et qu’il vous donne exactement le conseil dont vous aviez besoin à ce moment-là pour tirer le maximum du su...
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Fishbar Gallery is proud to present Peter Van Agtmael, Olivia Arthur, Dominic Nahr and Moises Saman. The four most recent photographers to join the Magnum cooperative present their work from the streets of Tripoli and Cairo during the uprisings, about the lives of young women in Saudi Arabia and on the after effects of America’s longest war. Curated by Phil...