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Kinga Araya EXPOSITION TRENTE-SIX
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Le 2011-10-05 18:22:57

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g Thirty-Six [Trente-Six] est une installation multimédia qui comprend des images photographiques, des vidéos et des sculptures. Toutes les œuvres examinent la nature de la demeure urbaine, en particulier la résidence d'Araya au 36 de la rue Faillon Est, à Montréal. L'une des œuvres vidéographiques présente une compilation de huit courtes bandes qui relatent des allers et retours vers Montréal. Alors que les deux premières, Walking Around [Se promener] et Tahoka, ont été tournées au Texas en 1998 et 1999), juste avant que l'artiste ne déménage à Montréal, les six autres ont toutes pour thèmes le chez-soi, l'immigration et le déplacement. Les deux séries photographiques, Domestic Exiles, 2004 et Paroxysm,2006 déplacent le corps en intervenant de curieuse manière avec des objets quotidiens dans un espace domestique. Ces images mettent en cause une dichotomie entre violence domestique et sentiment de sécurité. L'exposition contient des meubles provenant de l'appartement de l'artiste. Leur revendication esthétique dans un contexte artistique suscite une interrogation sur l'in-situ versus ce qui est domestique. Le triptyque vidéo (51 min), How to Kill Love in the Shortest Time, réalisé spécialement pour la présente exposition, illustre parfaitement la complexité de la vie dans une maison, condition précaire marquée par l'impossible désir de répéter et de rejouer l'amour par l'écriture, le dessin et la réflexion. L'introduction, " Writing " (4 min.), propose une réflexion sur la communication humaine où des mots écrits sont imperceptibles. Cette histoire d'amour inusitée pourrait se lire de bien des façons comme étant toujours déjà une condition impossible pour épuiser le sens de la communication, surtout lorsqu'il s'agit d'émotions. La partie centrale, la plus longue (plus de 40 min.) et qui s'intitule " Drawing ", présente une performance inédite, effectuée en 2004 sur une musique de Francesco De Gregori. Le rituel consistant à dessiner le contour du corps d'Araya souligne des moments d'aveuglement inhérents à l'autoportrait. Ainsi, les dessins sur les murs du corridor évoquent des négociations difficiles avec l'idée de demeure dans l'appartement de l'artiste, lequel était également son atelier. Enregistrée en 2007 et comprenant des bribes de conversations téléphoniques personnelles se déroulant en italien, la section finale intitulée " Thinking " (3 min.), joue sur une signification en rhizome qui n'a ni début, ni milieu, ni fin. Étant l'une des sections les plus feuilletées de l'œuvre vidéo, elle se lit comme un adieu à ce qui a été la demeure d'Araya pendant les sept dernières années. Kinga Araya est artiste interdisciplinaire et chercheure. Elle vit et travaille à Montréal et à Berlin. Dans sa pratique artistique, elle explore le phénomène du mouvement et de la communication, en rapport avec l'incertitude de la condition humaine contemporaine. Dans sa recherche critique, elle examine le phénomène de la marche, de l'immigration et de l'exil, tel que représenté dans les performances contemporaines. Ses travaux critiques ont été publiés dans les revues esse et Parachute. Araya a présenté ses œuvres et ses performances et donné des conférences dans plusieurs lieux culturels et académiques en Allemagne, en Australie, au Canada, au Chili, en Espagne, aux États-Unis, en France, en Italie, au Liban, en Pologne et en ex-Yougoslavie. Parmi ses expositions personnelles, mentionnons Hybris IV à la Zacheta National Gallery of Art à Varsovie (2003) ; Prosthetic Self présentée dans les locaux d'Oboro à Montréal (exposition de thèse de doctorat, 2004) ; et, plus récemment, Paroxysme à la Maison de la culture de Gatineau (2006). En 2007, Araya participait à deux expositions collectives à la University of Pennsylvania à Philadelphie, et son DVD interactif Fifty-Five est présentement en tournée dans le cadre de Rythmes urbains, une série d'expositions collectives présentée au Québec. Araya est lauréate de plusieurs bourses de création et de recherche, notamment une bourse de doctorat du CRSH (2000), la Renata Hornstein Graduate Fellowship in Recognition of Superior Academic Achievement (2003), une bourse B de recherche et création du Conseil des arts et des lettres du Québec (2005), la Andrew W. Mellon Postdoctoral Fellowship (2006) et la ICI Berlin Artistic and Postdoctoral Fellowship (2007). LANCEMENT DE LIVRE Le vernissage de cette exposition sera également l'occasion du lancement du livre Passing Estrangement / Étrangère de passage, sur le travail de Kinga Araya, accompagné d'un texte du Dr. Edlie Wong, professeur à la State University of New Jersey. Cette publication est éditée par SAGAMIE, ÉDITIONS D'ART et imprimée sur les presses du Centre SAGAMIE. Cette nouvelle maison d'édition est vouée à la documentation de l'art contemporain. Elle cherche à augmenter sensiblement la diffusion du travail des artistes tout en soutenant le développement de contenus critiques et théoriques. ************** Kinga Araya / Thirty-Six Thirty-Six presents a mixed-media installation consisting of photographs, videos, and sculptures. All of the artworks examine the nature of urban dwelling, focusing on Araya's residence at 36 Faillon est in Montréal. One of the video screenings presents a compilation of eight short videos that are about the journeys towards and from Montréal. While the two first videos, Walking Around and Tahoka, were recorded in Texas (1998 and 1999), just before Araya's move to the city, the remaining six continue to engage with the themes of home, immigration and displacement. The two photographic series, Domestic Exiles(2004) and Paroxysm(2006) displace the body through unusual play with the everyday objects and uncanny occupations within a domestic space. Those images question a dichotomy of domestic violence and security. The exhibition houses actual pieces of furniture from the apartment. Their aesthetic reclamation into artistic context provokes questions about site specificity versus domesticity. The 51 minute long video triptych, How to Kill Love in the Shortest Time, prepared especially for this exhibition, epitomizes the complexity of living in a house, a precarious condition marked by the impossible desire to rehearse and to re-perform love through writing, drawing, and thinking. The introductory, Part I, “Writing,” (4 minutes) presents a reflection on human communication where the written words are imperceptible. This unusual love story could be read in many ways as always already an impossible condition to exhaust the meaning of communication especially when it comes to emotions. The longest, middle section (over 40 minutes), entitled “Drawing,” presents an unedited performance executed in 2004 to the music of Francesco De Gregori. The ritual of drawing Araya's outline emphasizes the moments of blindness inherent in every self-portrait, from Italian, “auto-ritratto”, meaning a “self-withdrawal” Thus the drawings on the corridor walls communicate uneasy negotiations of dwelling in the artist's apartment that was also her studio. The closing part, “Thinking,” (3 minutes) recorded in 2007, with fragments of a personal telephone conversation in Italian, plays on a rhizomatic meaning that has no beginning, middle or end. One of the most layered sections of the video, it reads as a farewell to a place that Araya called home for the past seven years. BOOK LAUNCH The vernissage of the exhibition will also be the occasion of the launch of the book Passing Estrangement, on the work of Kinga Araya, with a text by Dr. Edlie Wong, professor at Rutgers, The State University of New Jersey. The book, printed at the SAGAMIE Centre, is published by SAGAMIE, ÉDITIONS D'ART, a new publishing house devoted to documentation of contemporary art and seeking to provide new and broad outlets for artists' work while encouraging the development of critical and theoretical content.

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Photographe(s)

Kinga Araya

Sagamie
50, St-Joseph, C.P. 93
G8B 5V6 Alma 
Canada

Voir tous les lieux

Du 27/10/2007 au 08/11/2007

Statut : expositions terminé











 




« Pour moi, la photo, ce n'est pas regarder, c'est ressentir. si vous ne ressentez rien quand vous êtes devant un sujet ou un paysage, il y a peu de chances que les gens ressentent quelque chose en regardant vos photos. »
Don mccullin   














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