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Rubrique(s) : expositions, > Karel Van Gerven Lectures d'un visage - Égratignures


Karel Van Gerven Lectures d'un visage - Égratignures
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Le 2011-10-05 18:29:09

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g Karel Van Gerven est né à Turnhout (Belgique) en 1941. En photographie on pourrait l'appeler une vocation tardive : il ne la pratique intensivement que depuis une bonne quinzaine d'années. Depuis lors il a eu l'occasion de montrer son travail près de chez lui, en Belgique (Genk, Hasselt, Bruxelles) mais également aux Pays-Bas (Eindhoven, Landgraaf, La Haye) et en France : à Coudekerque-Branche, au festival Focales, à deux reprises, en 2000, avec une série de papiers salés ‘Eloignements', puis en 2001 avec des paysages miniers ‘Waste Land', et également à Illiers-Combray au Musée Marcel Proust ‘La Maison de Tante Léonie' (été 2003) avec des photos couleur ‘Lieux proustiens'. Au printemps 2008 il exposera à la Fundació Josep Niebla à Casavells (Espagne). Il a fait des paysages autant que des portraits ou natures mortes, mais ce qui le caractérise de plus en plus est un mélange des genres, où différentes couches de la réalité se superposent pour former une vision bien complexe et personnelle: un visage, un sentier, une silhouette féminine se métamorphosent sous l'effet d'un entourage entièrement refait. Voici ce qu'il dit sur sa photographie : « Ce qu'on voit n'est jamais seulement ce qu'on voit. Quand on actionne l'obturateur ce n'est jamais tout à fait au hasard. Une image n'est jamais rien qu'une image. Une rue, un paysage, une silhouette, un visage, une étreinte, on les lit avec ce qu'on sait, ce qu'on sent et désire. Avec des références à des moments du passé, à ce qui viendra après. Chaque image en contient d'autres, chaque image prend une autre image comme arrière-fond, et, dans une mi-transparence, laisse percer un regard sur un nouveau fragment de la réalité. Les images sont continuellement sur-imprimées et finissent par être superposées, parfois même fondues.. C'est la façon dont se composent mes images, couche sur couche sur couche, avec comme toute dernière la texture de mon procédé changeant. Et ainsi elles rassemblent des significations, ouvertes au photographe et au spectateur, analogues à la réalité surcomposée. Après cela, appelez-moi comme vous voudrez: insatisfait, désenchanté, sensuel, complice, secrètement et involontairement amoureux. » Dans les deux séries de 2005-2006 qu'il présente ici, il continue sa démarche précédente tout en mettant des accents nouveaux : Dans Lectures d'un visage il s'avance encore un peu plus, dans sa tentative de dominer l'image, de la faire sienne. Il ne se soumet donc nullement à la réalité dénotée de l'objectif. Il y apparaît des tâches de rousseur, des gouttelettes d'eau condensée, des éléments destructeurs de l'image peut-être même. Le résultat en est ‘une lecture de la réalité'. Ou mieux: des lectures, car son regard glisse, se répand, se rétrécit, coule. Par là même il invite le spectateur à suivre une démarche semblable et à réinterpréter les images à partir de sa propre sensibilité. Dans Egratignures, ce qu'il demande à celui ou celle qui regarde ses images est du même ordre, mais cette fois, au lieu de se concentrer sur une seule personne, l'interprétation à faire porte sur divers aspects de la vie. On y découvrira sans doute une certaine blessure, - et c'est déjà une façon de voir subjective -, mais il est également possible d'y retrouver le côté sensuel et amoureux dont le photographe a parlé lui-même précédemment.

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Photographe(s)

Karel Van Gerven

Galerie Photo des Schistes
Caveau des Vignerons de Cabrières
34800  
France

Voir tous les lieux

Du 07/07/2007 au 05/10/2007

Statut : expositions terminé











 




Si on veut bien voir, il est inutile de se fondre dans ce que l'on regarde. Car si on devient l'autre, comment avoir la surprise de l'autre ?
Marc Riboud   














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