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À revoir : la photographie « française »
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Le 2011-10-05 18:29:09

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g Les icônes de la photographie humaniste française nous apparaissent aujourd'hui comme des évidences. Les amoureux, les gamins de Paris, les petits métiers de la rue sont devenus les archétypes d'une certaine France. Ces images et leurs auteurs bénéficient d'une reconnaissance, bien au-delà de la France, que la seule nostalgie d'un temps révolu n'explique pas totalement. A travers ses propres collections, le musée Nicéphore Niépce propose une relecture de ce courant dont la familiarité tend à faire l'économie de la critique. Une photographie française à revoir, donc. La photographie humaniste témoigne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale d'une volonté de croire envers et contre tout en « la dignité de l'homme », de rassembler la société autour de valeurs positives. La France libérée a besoin de se reconstruire physiquement et moralement. Les photographies commandées à Doisneau, Boubat, Izis et d'autres par la Documentation française, le Commissariat général au tourisme ou par une presse entièrement renouvelée, témoignent et contribuent à la refonte de la société française, tant à l'intérieur que vis-à-vis du monde. Les principes de la photographie humaniste s'inspirent directement de ceux mis en place dès les années 30, notamment par les tenants de la Nouvelle Vision : une prédilection pour le petit peuple, le monde du travail, de l'enfance, le paysage parisien, les effets de nuit sont autant de sujet explorés par Brassaï ou Germaine Krull entre les deux guerres. Les photographes humanistes exploitent ses thèmes, mais simplifient les compositions et limitent les audaces formelles d'avant guerre. Leur succès est celui de la presse illustrée qui les diffuse, des éditeurs qui leur composent de superbes albums. Une reconnaissance qui trouve d'autant plus d'écho que cette photographie, par le jeu des amitiés et des contacts, tisse des liens étroits avec la littérature et la poésie contemporaine. Publiée, exposée, reproduite, la photographie humaniste est exploitée sans mesure avant de connaître le purgatoire dans cette période de profond renouvellement sociétal que sont les années 60 -70. Soupçonnée d'être mièvre, de nier les contradictions et les conflits, de véhiculer une idéologie passéiste, la photographie humaniste laisse alors la place à d'autres formes photographiques… Perdue de vue du grand public, elle est littéralement redécouverte dans les années 80 grâce à la presse professionnelle et aux rétrospectives. De nouveau, les éditions fleurissent, surabondent, faisant courir le risque avéré d'une vision partielle et partiale de ce mouvement. Le musée Nicéphore Niépce a constitué ses collections en lien avec l'humanisme dès sa fondation en 1974. Les plus grands noms sont alors venus exposer dans ses salles, offrant leurs tirages à l'institution : Jean Dieuzaide dès 1977, Edouard Boubat en 1978, Albert Monier en 1980, Sabine Weiss en 1982, Marc Riboud et Marcel Bovis en 1985, Izis en 1991… Ce sont ces photographies, mises en regard d'un riche fonds documentaire, que cette exposition se propose de montrer.

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Musée Nicéphore Niépce
28, Quai des Messageries
71100 Chalon sur Saône 
France

Voir tous les lieux

Du 16/06/2007 au 30/09/2007

Statut : expositions terminé











 




Je ne sais pas me servir d'une arme ! - même principe qu'un appareil photo : on vise, on appuie.
Andrew sipes   














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