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Charles Matton Etats de lieux
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Le 2011-10-05 18:29:09

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g Photographie de © Sebastian et Florence Straessle “Reconstitutions de lieux”, “réductions de lieux”, “espaces miniatures” sont les différentes définitions données à ses oeuvres que Charles Matton nomme simplement “boîtes”. “Faire surgir l'objet, voilà qui est plus important que de le faire signifier” écrivait Jean Baudrillard dès 1987, dans la préface de l'exposition de Matton au Palais de Tokyo. Il se référait à ses premières boîtes, constats rigoureux, inventaires hyper anecdotiques où l'objet “surgi” se doit d'être le reflet fidèle du réel – tels L'atelier de Francis Bacon, différents ateliers de sculpteurs, La chambre d'une femme désordre, celle de Paul Bowles à Tanger, ou encore Le grenier de Leopold von Sacher Masoch. Mettre en doute les apparences, témoigner de ce qui semble afin de le mieux comprendre, illustrent bien le propos artistique de Charles Matton, depuis ses premières peintures, et quel que soit le médium employé (peinture, dessin, sculpture, photo, film, vidéo). Cette traque de la réalité se poursuit dans cet au-delà, cet “autre côté” irrémédiable des apparences, par des jeux de miroirs. Ainsi dans les boîtes “vampire studios” – telles une Armoire à glace, une Salle de bains carrelée, ou encore La chambre d'Anna Freud à Londres - un faux miroir doublant les éléments ne reflètera jamais le visage du spectateur. Autres boîtes à leurres : les bibliothèques, caves ou halls d'hôtel, dans lesquelles des miroirs se répondant l'un l'autre créent des perspectives abyssales dans un espace pourtant circonscrit, où le visiteur a plaisir à se perdre. Les photographies qui accompagnent les boîtes de Charles Matton dans Etats de lieux offrent une exploration nouvelle de la démarche de l'artiste. Ainsi, le paradoxe contenu dans la confrontation d'apparences – à échelle réduite – avec leur représentation – proche de la grandeur nature – donne-t-il lieu à un trouble, à une remise en question jubilatoire des habitudes de notre regard. Décors de théâtre 1990 Théâtre de la Colline, Paris : Mademoiselle Else d'Arthur Schnizler 1995 Théâtre Hébertot, Paris : L'homme du hasard de Yasmina Reza Cinéma (scénarios et réalisation) 1967 La pomme ou l'histoire d'une histoire (17 minutes), Grand prix du festival de Hyères, Grand prix de la biennale de Paris 1968 Mai 68 ou les violences policières (11 minutes), sélectionné par Jean-Luc Godard pour une tournée en France. 1972 L'italien des Roses (95 minutes), Primio di Selezione, festival de Venise, Semaine de la Critique 1972, Grand prix Perspectives du festival de Cannes 1973. 1976 L'amour est un fleuve en Russie (110 minutes) 1989 Douanes (26 minutes), produit par l'INA 1993 La lumière des étoiles mortes (107 minutes) 1997 Grand prix du meilleur scénario pour Rembrandt 1998 Rembrandt (114 minutes) Bibliographie sélective Préfaces 1983 Jean Baudrillard : Séductions utopiques (galerie Delpire) 1987 Jean Baudrillard (Palais de Tokyo) 1989 Françoise Sagan : Le sacrilège bizarre Jean-Luc Monterosso : catalogue (Espace photo) 1991 Jean Baudrillard : monographie Charles Matton, éditions Hatier Jean Baudrillard (Ecole nationale des Beaux-Arts) 1992 Robert Fleck : catalogue de l'Espace contemporain de Fréjus 1999 Jean-Luc Monterosso : catalogue de Traces d'un film, Matton-Rembrandt 2002 Barbara S. Krulik : Within these walls, catalogue Forum Gallery, New York. 2006 Hommage au Café de Flore, Making of, textes de Françoise Sagan, Jean Baudrillard et Charles Matton Sylvie Matton : Charles Matton encerclé, Revue FMR Autres publications 1991 Charles Matton, monographie, éditions Hatier 1998 Charles Matton : « Rembrandt », éditions J'ai lu. 2002 Alain Finkielkraut, Ernest Pignon-Ernest, Charles Matton : Etre artiste aujourd'hui, éditions du Tricorne Photographie de © Sebastian et Florence Straessle / Charles Matton





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Photographe(s)

Charles Matton

Maison Européenne de la Photographie
5, 7 Rue de Fourcy
75004 Paris 
France

Voir tous les lieux

Du 13/06/2007 au 30/09/2007

Statut : expositions terminé











 




La photographie est le seul langage qui peut être compris dans le monde entier.
Bruno Barbey   














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