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Wayne F. MILLER Chicago's south side 1946-1948
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Le 2011-10-05 18:29:09

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g Le musée Nicéphore Niépce, en partenariat avec Magnum Photos, présente Avec cette exposition, le musée Nicéphore Niépce s'attache une fois encore à faire mieux connaître un artiste de renommée mondiale et pourtant rarement présenté en France. Animé d'un profond humanisme, Wayne F. Miller s'est attaché dans ses photographies à dépeindre « les vérités universelles » de l'homme. Si la couleur de peau, la langue, la classe sociale se distinguent d'un individu à l'autre, des traits communs n'en relient pas moins l'humanité entière : l'aspiration au bonheur, les rêves, les instants de rire, de larmes, les sentiments d'amour, de fierté, les mêmes espoirs, les mêmes inquiétudes… tel est le credo de Wayne F. Miller. Wayne F MILLER, Travesti, 1947 © Wayne Miller / Magnum Photos « En tant que photographe de guerre durant la Seconde Guerre mondiale, j'avais vu un incroyable gaspillage de vie et de ressources. Juste après l'explosion de la première bombe atomique, j'ai vu et enregistré l'horreur d'Hiroshima, ultime dénégation de la raison. Un soir, vers la fin de la guerre, je suis allé sur le pont et ai rejoint mes compagnons de bord. Nous avons échangé des blagues et des ragots puis le ton a changé et nous nous sommes mis à parler de la futilité aveugle de la guerre. Pour la plupart, nous avions l'impression de nous battre dans le noir, par instinct, contre des ennemis que nous ne connaissions pas et qui ne nous connaissaient pas. Les fusils et les bombes pouvaient gagner la guerre, mais l'ignorance et la suspicion perdraient sûrement la paix. Nous étions d'accord que seules la conscience et la compréhension pouvaient faire de nos ennemis des amis et de nos amis des voisins. Je n'ai jamais oublié cette conversation. Cela m'a donné la conviction qu'après la guerre, avec un appareil photo, je pourrai être capable de rendre compte de ce qui faisait de la race humaine une famille. » En 1946 et 1948, Wayne F. Miller obtient deux bourses de la Fondation Guggenheim lui permettant de réaliser un reportage sur la communauté noire des Etats du nord des Etats-Unis. C'est à cette occasion qu'il choisit de parcourir le quartier sud de Chicago, sa ville natale, pour aller à la rencontre de la population noire fraîchement émigrée des Etats du sud. Ces photographies sont une chronique de cette partie de la ville alors en plein essor industriel. Miller, photographe blanc, y capture surtout des scènes d'intimité, de la vie quotidienne, les instants de bonheur, de labeur, de révolte d'une communauté pauvre et digne, attachée à son intégration suivant les critères de l'Amérique blanche bien pensante. Son regard passe d'une danse improvisée au visage fier d'un meneur de grève, d'une scène de rue aux répétitions de Duke Ellington au Savoy. A aucun moment le photographe n'est dupe de ce qui se présente sous ces yeux : une ségrégation omniprésente dont ces gens tentent de s'abstraire en vivant, comme le ferait le reste de l'humanité. En mettant en avant des sentiments communs à tous, Wayne F. Miller annonce déjà le propos de The Family of Man, l'exposition historique qu'il contribuera à organiser avec Edward Steichen en 1955. Eléments biographiques Né à Chicago en 1918, Wayne F. Miller suit dans un premier temps des études d'économie à l'Université de l'Illinois, avant d'étudier la photographie à l'Art Center School de Los Angeles (1941-1942). De 1942 à 1946, il sert dans l'unité de photographie de l'U.S Navy dirigée par Edward Steichen. Il s'installe à Chicago comme photographe free-lance après la guerre et travaille pour Life, Fortune, Ladies'Home Journal, Colliers et Ebony. Il enseigne la photographie à l'Institute of Design de Chicago, puis s'installe à Orinda en Californie où il travaille pour le magazine Life jusqu'en 1953. Il est l'assistant d'Edward Steichen pour l'exposition « The Family of Man » présentée au Museum of Modern Art de New York en 1955 et qui a depuis circulé dans le monde entier. De 1962 à 1966, il préside Magnum Photos. Il développe des programmes d'éducation à l'environnement pour le National Park Service et la Corporation for Public Broadcasting entre 1967 et 1971. En 1975, il abandonne la photographie professionnelle pour se consacrer à la défense des forêts de Californie. Musée Nicéphore Niépce 28 quai des messageries 71100 Chalon-sur-Saône 03.85.48.41.98 03.85.48.63.20 fax contact@museeniepce.com www.museeniepce.com contact presse Christelle Rochette christelle.rochette@chalonsursaone.fr Les visuels et le communiqué de presse sont à votre disposition sur notre site www.museeniepce.com/dossiers_presse Ouvert Tous les jours sauf le mardi et les jours fériés 9 h 30 … 11 h 45 / 14 h … 17 h 45 10 h … 18 h en juillet et en août

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Musée Nicéphore Niépce
28, Quai des Messageries
71100 Chalon sur Saône 
France

Voir tous les lieux

Du 16/06/2007 au 30/09/2007

Statut : expositions terminé











 




La photographie, c'est un art charmant et abominable.
Julien duvivier   














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